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Actualités - Chronologie

L’Agence spatiale pense avoir remédié aux causes de la perte de Columbia

L’accident de la navette Columbia, survenu le 1er février 2003, fut le résultat d’une malchance couplée à des défaillances d’organisation que la Nasa pense avoir réglées, permettant une reprise des vols avec la mission Discovery. La cause technique de la perte de Columbia fut une brèche dans son bouclier thermique, causé par un morceau d’isolant. Cette mousse provenant du réservoir externe de la navette s’était détachée 81,7 secondes après le décollage, venant frapper le bord d’attaque de l’aile gauche à la hauteur du panneau de carbone renforcé numéro huit, selon le rapport du Comité d’enquête sur l’accident de Columbia (CAIB). « Pendant la rentrée (dans l’atmosphère), cette brèche dans le système de protection thermique a permis à l’air à très haute température de pénétrer à travers l’isolation du bord d’attaque et de faire fondre progressivement la structure d’aluminium de l’aile gauche », écrivaient les enquêteurs. Cela « s’est traduit par l’affaiblissement de la structure jusqu’à ce que les forces aérodynamiques en augmentation causent une perte de contrôle, une cassure de l’aile et une destruction de la navette », poursuivait le rapport. En vue de la reprise des vols, l’isolant utilisé pour habiller le réservoir externe et prévenir la formation de glace au décollage a été modifié pour ne plus produire de débris d’une taille pouvant causer des dommages, estiment les ingénieurs de la Nasa. Le nouveau réservoir externe est également équipé d’un système de chauffage des conduites extérieures pour éviter la formation de glace provoquée par le comburant, mélange d’hydrogène et d’oxygène liquide à très basse température. La commission d’enquête avait aussi relevé d’importantes « causes organisationnelles de cet accident, ancrées dans l’histoire et la culture du programme de la navette spatiale ». Ils ont cité « les ressources limitées, les priorités fluctuantes, les pressions au lancement, la fausse perception de la navette comme (un engin) opérationnel et non en phase expérimentale, et le manque de vision nationale en faveur des vols spatiaux habités ». La Nasa affirme aujourd’hui avoir réformé ses structures pour prendre mieux en compte les avis divergents d’ingénieurs et de techniciens qui auparavant n’avaient pas leur mot à dire parmi les responsables du programme navette. Au centre de contrôle de la mission située au centre spatiale Johnson de Houston (Texas), l’agence spatiale a notamment rénové la salle de réunions utilisée pour toutes les décisions importantes pendant les vols de navette, désormais dotée d’une grande table en fer à cheval où chaque membre de l’équipe est invité à prendre la parole. La Nasa bénéficie également d’un soutien renouvelé de l’administration américaine au programme spatial, depuis l’annonce au début 2004 par le président George W. Bush de son programme d’exploration. Le nouveau patron de la Nasa, M. Michael Griffin, entend bien profiter de l’élan politique en faveur du secteur spatial pour mener à bien la réforme de l’agence, en renouvelant la plupart des membres de sa direction d’ici à la fin de 2005.
L’accident de la navette Columbia, survenu le 1er février 2003, fut le résultat d’une malchance couplée à des défaillances d’organisation que la Nasa pense avoir réglées, permettant une reprise des vols avec la mission Discovery.
La cause technique de la perte de Columbia fut une brèche dans son bouclier thermique, causé par un morceau d’isolant. Cette mousse provenant du réservoir externe de la navette s’était détachée 81,7 secondes après le décollage, venant frapper le bord d’attaque de l’aile gauche à la hauteur du panneau de carbone renforcé numéro huit, selon le rapport du Comité d’enquête sur l’accident de Columbia (CAIB).
« Pendant la rentrée (dans l’atmosphère), cette brèche dans le système de protection thermique a permis à l’air à très haute température de pénétrer à...