L’élection à la présidence iranienne de Mahmoud Ahmadinejad a durablement éloigné la perspective d’une détente entre Washington et Téhéran, estiment diplomates et analystes. Dès sa première conférence de presse, Mahmoud Ahmadinejad, qui prise la traditionnelle rhétorique de la République islamique sur ses « ennemis », a expliqué que son pays n’avait « pas vraiment besoin » d’établir des liens avec Washington, cohérent avec son rejet de ce qu’il a décrit comme des « relations imposées ». Le candidat battu Akbar Hachémi Rafsandjani avait entrouvert la porte à des discussions avec les États-Unis. « La décision sur une question comme celle-là est du ressort du guide » suprême Ali Khamenei, explique Amir Mohebian, analyste politique du quotidien conservateur Ressalat. « Si, et au moment où le...
Actualités
La perspective d’une détente entre Téhéran et Washington semble s’éloigner
le 27 juin 2005 à 00h00
L’élection à la présidence iranienne de Mahmoud Ahmadinejad a durablement éloigné la perspective d’une détente entre Washington et Téhéran, estiment diplomates et analystes. Dès sa première conférence de presse, Mahmoud Ahmadinejad, qui prise la traditionnelle rhétorique de la République islamique sur ses « ennemis », a expliqué que son pays n’avait « pas vraiment besoin » d’établir des liens avec Washington, cohérent avec son rejet de ce qu’il a décrit comme des « relations imposées ». Le candidat battu Akbar Hachémi Rafsandjani avait entrouvert la porte à des discussions avec les États-Unis. « La décision sur une question comme celle-là est du ressort du guide » suprême Ali Khamenei, explique Amir Mohebian, analyste politique du quotidien conservateur Ressalat. « Si, et au moment où le...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine