Victime des rivalités politiques,
le Jourdain pourrait se tarir (Photo)
le 25 juin 2005 à 00h00
Le Jourdain, où selon les Écritures fut baptisé Jésus, est aujourd’hui menacé par la sécheresse après des années de « guerre de l’eau » régionale, de pollution par les égouts et d’intense activité agricole.
Les barrages, canaux et stations de pompage construits par les pays riverains ont transformé le fleuve en torrent verdâtre et boueux, dont le débit a été divisé par dix depuis les années 1960 pour atteindre cent millions de mètres cubes par an. « Le Jourdain disparaîtra si nous n’agissons pas rapidement. Les eaux usées de l’agriculture et des égouts constituent la moitié du débit », a expliqué hier à Reuters Munketh Mehyar, directeur des Amis de la terre au Proche-Orient (ADTPO).
L’assèchement du Jourdain est par ricochet la principale cause de la baisse du niveau de la mer Morte, qui a chuté de 27 mètres au cours des 50 dernières années et se situe actuellement à 417 mètres en dessous du niveau de la mer.
La pollution du fleuve met également en danger les pèlerins qui accourent du monde entier sur le site sacré de Béthany, sur la rive jordanienne, et dédaignent les piscines mises à leur disposition pour plonger directement dans le Jourdain. « C’est un risque sanitaire. Les gens ne devraient pas avoir le droit de plonger dans le fleuve. C’est tout sauf de l’eau bénite », estime Gidon Bromberg, responsable israélien de l’ADTPO. L’ADTPO organisera le mois prochain une journée spéciale au cours de laquelle plusieurs maires syriens, jordaniens et israéliens sauteront dans le Jourdain pour illustrer la nécessité de nettoyer le fleuve. L’organisation pointe aussi la responsabilité historique des trois pays dans la pollution du Jourdain, qui serpente sur deux cents kilomètres dans la vallée qui sépare Israël de la Jordanie et la Cisjordanie, reliant la mer de Galilée à la mer Morte.
Le Jourdain, où selon les Écritures fut baptisé Jésus, est aujourd’hui menacé par la sécheresse après des années de « guerre de l’eau » régionale, de pollution par les égouts et d’intense activité agricole.
Les barrages, canaux et stations de pompage construits par les pays riverains ont transformé le fleuve en torrent verdâtre et boueux, dont le débit a été divisé par dix depuis les années 1960 pour atteindre cent millions de mètres cubes par an. « Le Jourdain disparaîtra si nous n’agissons pas rapidement. Les eaux usées de l’agriculture et des égouts constituent la moitié du débit », a expliqué hier à Reuters Munketh Mehyar, directeur des Amis de la terre au Proche-Orient (ADTPO).
L’assèchement du Jourdain est par ricochet la principale cause de la baisse du niveau de la mer Morte, qui a...
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