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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro sous pression malgré de mauvais chiffres US

L’euro a reculé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, repassant sous le seuil de 1,21 $ après une phase de progression jusqu’à 1,2170, les opérateurs hésitant à l’acheter face aux incertitudes politiques croissantes en Europe. Les cambistes ont l’impression qu’à chaque fois que l’euro se hisse à plus de 1,2150 $, la défiance revient et il retombe, avançant hier une raison à ce mouvement, les incertitudes liées au sommet européen. À cet égard, ils ont remarqué que les dirigeants de l’Union européenne se retrouvent à Bruxelles dans une ambiance tendue pour discuter du futur budget communautaire et de la politique agricole commune (PAC). Et ils semblent craindre que le bras de fer observé entre la France et le Royaume-Uni sur le rabais britannique et la PAC risque d’assombrir les perspectives politiques dans l’Union européenne, car il n’est pas sûr qu’un compromis pourrait être atteint. Et d’ajouter que si le sommet se termine sans qu’un accord sur le budget ait été trouvé, la perception du contexte politique européen, négative à l’heure actuelle pour l’euro, en sera d’autant plus aggravée. Il est à signaler à ce sujet que Londres souhaite conditionner toute négociation sur le rabais britannique à une remise à plat des conditions de la PAC, ce à quoi le gouvernement français, principal bénéficiaire de cette politique, est farouchement opposé. Il n’est donc pas étonnant dans ce contexte que nombre d’investisseurs estiment devoir rééquilibrer leurs positions de change au passif de l’euro, face à un dollar résistant aux mauvaises nouvelles américaines. C’est ainsi qu’ils ont ignoré l’annonce d’une hausse d’un millier du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière pour s’établir à 333 000 à la suite de plusieurs suppressions d’emplois non agricoles en raison du ralentissement de l’économie. Il en est de même de la maigre hausse de 0,2 % des mises en chantier de logements en mai contre une augmentation de 11 % en avril et qui est passée comme inaperçue ainsi que le recul de l’indice d’activité de la banque de Réserve de Philadelphie à -2,2 points en juin, pour la première fois en deux ans, contre +7,3 points en mai. Cela étant, l’euro devait rester sous pression, se négociant finalement à New York à 1,2095 $ contre 1,2121 $ la veille, en baisse de 0,21 %. Les Bourses en hausse La Bourse américaine était hésitante à la hausse, partagée entre les mauvais chiffres de l’économie publiés hier, une fusion dans la pharmacie et des résultats décevants chez Goldman Sachs. Ce dernier a vu son bénéfice net chuter de 27 % au 2e trimestre 2004/2005, pendant que Pfizer annonçait qu’elle va acquérir Vicuron Pharmaceuticals. Mais l’attente de la liquidation trimestrielle aujourd’hui des options et des contrats à terme (journée des trois sorcières) a finalement aidé la cote à résister aux influences baissières. Les Bourses européennes ont fini en hausse, emmenées par le repli de l’euro et le regain d’intérêt pour les valeurs minières et les cimenteries. La hausse des prix du pétrole a également soutenu les producteurs européens. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont continué sur leur lancée de la veille, remontant de 10,04 $ à 10,25 $ et de 10,05 $ à 10,09 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro a reculé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, repassant sous le seuil de 1,21 $ après une phase de progression jusqu’à 1,2170, les opérateurs hésitant à l’acheter face aux incertitudes politiques croissantes en Europe. Les cambistes ont l’impression qu’à chaque fois que l’euro se hisse à plus de 1,2150 $, la défiance revient et il retombe, avançant hier une raison à ce mouvement, les incertitudes liées au sommet européen. À cet égard, ils ont remarqué que les dirigeants de l’Union européenne se retrouvent à Bruxelles dans une ambiance tendue pour discuter du futur budget communautaire et de la politique agricole commune (PAC). Et ils semblent craindre que le bras de fer observé entre la France et le Royaume-Uni sur le rabais britannique et la PAC risque d’assombrir...