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Actualités - Opinion

Caméra rapprochée La petite boîte aux horreurs

Montée d’adrénaline, chair de poule, palpitations, haut le cœur… voilà quelques-uns des syndromes provoqués par une des émotions les plus bizarrement délicieuses : la peur. The Blair Witch Project avait certes relancé la tendance, mais rien ne laissait prévoir le fleurissement actuel des films d’horreur. C’est en 2002 que le public accroche véritablement avec les films « frissons » grâce au Cercle (The Ring). La machine infernale est alors lancée. Les producteurs se frottent les mains et se préparent à exploiter au maximum un marché plus que rentable (entre octobre et décembre 2002, Le Cercle a ramassé autour de 123 millions de dollars de recettes aux États-Unis). Le bonheur des uns fait le malheur des autres. Si les producteurs font exploser le cochon rose, les cinéphiles et autres amoureux du cinéma se tapent la tête contre les murs. Car malgré deux ou trois films de bon niveau, les salles sont envahies par un mal destructeur, irritant et exaspérant : le remake. L’objet « remake de films d’horreur » compte plusieurs éléments indispensables : des acteurs passés aux oubliettes (ou inconnus), un scénario invisible (ahhh- ohhh) et tous les clichés de base (une bimbo dénudée, un fantôme quelconque, une maison perdue, etc.). Rébarbatif, répétitif et totalement inintéressant, ce faux cinéma parvient par un mystère bien gardé à attirer un public aliéné, victime de ce phénomène de mode et de très mauvais goût. D.D.

Montée d’adrénaline, chair de poule, palpitations, haut le cœur… voilà quelques-uns des syndromes provoqués par une des émotions les plus bizarrement délicieuses : la peur.
The Blair Witch Project avait certes relancé la tendance, mais rien ne laissait prévoir le fleurissement actuel des films d’horreur.
C’est en 2002 que le public accroche véritablement avec les films « frissons » grâce au Cercle (The Ring). La machine infernale est alors lancée. Les producteurs se frottent les mains et se préparent à exploiter au maximum un marché plus que rentable (entre octobre et décembre 2002, Le Cercle a ramassé autour de 123 millions de dollars de recettes aux États-Unis).
Le bonheur des uns fait le malheur des autres. Si les producteurs font exploser le cochon rose, les cinéphiles et autres amoureux du cinéma...