Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohammed el-Baradei a réclamé hier davantage d’informations aux Iraniens sur leur programme de centrifuges pour enrichir l’uranium, mais a fait état de progrès sur d’autres aspects du programme nucléaire controversé de l’Iran.
M. el-Baradei faisait le point devant le conseil des gouverneurs de l’AIEA à Vienne, qui l’avait réélu la veille à l’unanimité pour un troisième mandat de quatre ans comme directeur général, sur les activités de son agence, notamment sur les garanties de non-prolifération des armes nucléaires. « L’Iran, concernant son programme de centrifugeuses pour l’enrichissement (...), a fourni des documents et informations insuffisants pour répondre à une série de questions en suspens » sur ses rapports avec un réseau fournisseur. Cela justifie le maintien de l’enquête sur l’Iran, selon lui. Avant un rapport détaillé sur l’Iran de son adjoint Pierre Goldschmidt, probablement jeudi, il a cependant distribué des bons points à la République islamique. Ainsi, l’agence atomique est satisfaite de la coopération du Pakistan pour expliquer des contaminations passées en Iran avec des matériaux radioactifs, qui, selon Téhéran, provenaient de pièces importées.
M. el-Baradei a aussi redemandé aux Iraniens de permettre à ses inspecteurs de vérifier les sites suspects de Parchine (où, selon les Américains, des tests seraient menés pour des détonateurs de bombe nucléaire) et de Lavizan, site rasé depuis (où des équipements sensibles pourraient avoir été utilisés pour enrichir l’uranium). Par ailleurs, le directeur de l’AIEA a jugé l’échec de la révision du TNP, le mois dernier à New York, « particulièrement décourageant au vu des défis urgents du moment », comme la contrebande nucléaire et la menace du terrorisme nucléaire.
Il a apporté pour cela son soutien à la proposition américaine de créer un comité qui examinera « les moyens de renforcer le système de garanties », destinées à empêcher la prolifération.
En outre, le président Jacques Chirac et le Premier ministre britannique Tony Blair se sont déclarés hier à Paris déterminés à obtenir de l’Iran une « renonciation pleine et entière » à ses activités d’enrichissement de l’uranium, a rapporté l’Élysée. De son côté, M. Annan « a salué les efforts de l’Europe », a ajouté le porte-parole.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohammed el-Baradei a réclamé hier davantage d’informations aux Iraniens sur leur programme de centrifuges pour enrichir l’uranium, mais a fait état de progrès sur d’autres aspects du programme nucléaire controversé de l’Iran.
M. el-Baradei faisait le point devant le conseil des gouverneurs de l’AIEA à Vienne, qui l’avait réélu la veille à l’unanimité pour un troisième mandat de quatre ans comme directeur général, sur les activités de son agence, notamment sur les garanties de non-prolifération des armes nucléaires. « L’Iran, concernant son programme de centrifugeuses pour l’enrichissement (...), a fourni des documents et informations insuffisants pour répondre à une série de questions en suspens » sur ses rapports avec un...