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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro toujours en quête de direction

L’euro a évolué dans des marges étroites face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, fléchissant en fin de journée après une brève incursion au-dessus du seuil de 1,23 $ (à 1,2310 $), sur un marché à la recherche de direction. Les incertitudes liées aux développements politiques et économiques en zone euro maintiennent la monnaie unique européenne la tête sous l’eau. De plus, les opérateurs ont été sensibilisés hier par les propos tenus par le directeur du département européen du FMI, Michael Deppler, estimant qu’une baisse des taux d’intérêt de la BCE pourrait s’avérer nécessaire si l’évolution économique en zone euro ne s’améliore pas au deuxième trimestre. Dans cette crainte, les intervenants devaient beaucoup hésiter à pousser l’euro vers le haut, même après que le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, eut de nouveau laissé entendre que les taux d’intérêt dans la zone euro demeurent appropriés. Mais il n’en demeure pas moins que le dollar restait aussi incapable de tirer profit du différentiel entre les taux d’intérêt américains et européens en sa faveur, car l’opinion se répand sur les marchés que le loyer de l’argent aux États-Unis serait proche de son pic. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre hier du président de la Fed, Alan Greenspan, en visite officielle à Pékin, qu’il y a peut-être des facteurs structurels qui font que l’inflation est plus basse qu’avant, ce qui tendrait à légitimer le niveau bas des taux d’intérêt américains à long terme. Dans ce contexte, il n’est guère surprenant que le dollar éprouve des difficultés pour se reprendre comme l’euro. Cela étant, les cambistes estiment devoir attendre l’intervention de M. Greenspan demain devant une commission mixte du Congrès dans laquelle il pourrait annoncer un certain tournant dans la politique monétaire de la Fed. Compte tenu de toutes ces considérations, l’euro s’est finalement négocié à New York sans direction précise autour de ses derniers niveaux de la veille à 1,2285 $ contre 1,2260 $. Les propos de Greenspan sur les taux d’intérêt dopent les Bourses La Bourse américaine était en forte hausse hier, après les déclarations du président de la Fed sur les taux à long terme aux États-Unis. Par ailleurs, le marché a profité également du bond de l’action de General Motors, une des 30 vedettes du Dow Jones, après l’annonce par la société de son intention de supprimer au moins 25 000 emplois sur un total de 180 000 en Amérique du Nord pour faire des économies annuelles de 2,5 milliards $ entre 2005 et 2008. En outre, les nouvelles selon lesquelles les ventes des chaînes de magasins aux États-Unis ont progressé de 0,4 % la semaine dernière ont aussi soutenu la tendance haussière de la cote. Les Bourses européennes ont également clôturé en nette hausse, dopées par les propos du président de la Fed sur les taux d’intérêt américains. La baisse des prix pétroliers est venue aussi privilégier les sociétés consommatrices, à leur tête les compagnies d’aviation et les fabricants automobiles. À la Bourse de Beyrouth, Solidere s’est un peu reprise hier au lendemain des propos rassurants de la société concernant ses perspectives d’avenir. En effet, les actions A et B ont progressé de 9,50 $ à 9,55 $ et à 9,63 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro a évolué dans des marges étroites face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, fléchissant en fin de journée après une brève incursion au-dessus du seuil de 1,23 $ (à 1,2310 $), sur un marché à la recherche de direction. Les incertitudes liées aux développements politiques et économiques en zone euro maintiennent la monnaie unique européenne la tête sous l’eau. De plus, les opérateurs ont été sensibilisés hier par les propos tenus par le directeur du département européen du FMI, Michael Deppler, estimant qu’une baisse des taux d’intérêt de la BCE pourrait s’avérer nécessaire si l’évolution économique en zone euro ne s’améliore pas au deuxième trimestre. Dans cette crainte, les intervenants devaient beaucoup hésiter à pousser l’euro vers le haut, même après que...