Trouver un bon emplacement commercial au centre-ville de Beyrouth est devenu une tâche de plus en plus difficile.
Alors que les meilleurs emplacements dans les rues les plus animées et rentables comme Maarad, Moutran, Malek et Allenby sont déjà occupés, il ne reste désormais sur le marché que des miettes plus ou moins intéressantes.
Pourtant, les emplacements disponibles ne manquent pas. Aujourd’hui, il y a près de 40 emplacements qui n’ont pas retrouvé de repreneurs depuis la fermeture du précédent locataire. Malheureusement, la plupart de ces locaux sont mal situés et mal agencés. De plus, sachant que l’offre est de plus en plus limitée, les propriétaires n’hésitent pas à demander des loyers totalement injustifiés.
Un rapide tour d’horizon du centre-ville permet de constater que les emplacements disponibles aujourd’hui sont situés dans des rues particulièrement peu attractives :
- Le quartier qui comprend les rues Uruguay, Hassan Kadi, Azmi Bey et Argentine compte une vingtaine d’emplacements vacants.
Malheureusement, cette région collectionne les fermetures ; près d’une quinzaine au cours des deux dernières années. Hormis un restaurant chinois qui y connaît une réussite déconcertante, beaucoup de commerces se sont, les uns après les autres, cassé les dents. Peu fréquentée par les touristes et exclue des circuits de promenade des locaux, cette région n’arrive pas à décoller. Pourtant, certaines rues avec leurs pavés et leurs façades rénovées ne manquent pas de charme. Faisant fi de tous ces paramètres, certains propriétaires continuent de demander des prix ahurissants (autour de 600 dollars le m2) pour une région aussi peu en réussite. À l’avenir, il faut espérer que la construction de l’immeuble résidentiel Foch 94, l’ouverture d’un hôtel dans l’immeuble 1144 et l’aménagement de la partie nord de la place des Martyrs va redynamiser ce quartier.
- La région autour du complexe Azarieh reste inexorablement calme et peu idéale pour le commerce. Alors que de nombreux commerçants n’ont pas repris leur ancienne activité, le rez-de-chaussée de cet ensemble d’immeubles de bureaux donne un visage de désolation. La configuration des emplacements et l’absence d’animation piétonne sont de sérieux handicaps. Toutefois, la réhabilitation prochaine du galet du City Center par l’architecte Bernard Khoury pourra sans doute redonner un nouvel élan à cette région. L’aménagement de cette structure architecturale atypique en espace culturel pourrait entraîner l’arrivée de fonctions complémentaires comme, par exemple, des boutiques d’accessoires design, des librairies spécialisées, des salles d’expositions, des magasins de musique, des cafés et des pubs.
- Le quartier autour de l’ancien souk Bazerkane comprenant les rues Bazerkane, Hamid Karamé, George Akoury et al-Maaniyine a également du mal à attirer une partie du flux de touristes et de promeneurs qui passent pourtant à quelques mètres de là. Hormis un restaurant libanais de renom qui fonctionne très bien, peu d’activités ont réussi à s’imposer. Plusieurs restaurants et boutiques ont déjà mis la clé sous la porte. Pourtant, la région offre un cadre plaisant autour du petit jardin Cheikh Ragheb Kabbani. Une fois les souks de Beyrouth inaugurés et l’immeuble 448 enfin rénové, cette partie du centre pourrait, à l’avenir, connaître un second souffle.
En coopération avec Ramco
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Alors que les meilleurs emplacements dans les rues les plus animées et rentables comme Maarad, Moutran, Malek et Allenby sont déjà occupés, il ne reste désormais sur le marché que des miettes plus ou moins intéressantes.
Pourtant, les emplacements disponibles ne manquent pas. Aujourd’hui, il y a près de 40 emplacements qui n’ont pas retrouvé de repreneurs depuis la fermeture du précédent locataire. Malheureusement, la plupart de ces locaux sont mal situés et mal agencés. De plus, sachant que l’offre est de plus en plus limitée, les propriétaires n’hésitent pas à demander des loyers totalement injustifiés.
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