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Actualités - Opinion

À suivre cette semaine L’euro

Par l’équipe des marchés de FFA Les conséquences du rejet de la Constitution européenne par référendum en France et aux Pays-Bas ont été, par anticipation, désastreuses pour l’euro. Le « non » a été perçu par les opérateurs comme un coût d’arrêt – probablement définitif – au processus de ratification, mais aussi à la poursuite de la construction européenne. La crise institutionnelle n’aurait pas dû affecter l’euro dont le mécanisme relève du traité de Maastricht et ne devrait donc pas subir un « vide constitutionnel ». Mais, d’une part, le traité de Maastricht a du plomb dans l’aile en raison des « arrangements » successifs avec le Pacte de stabilité et la permissivité de certains États en matière de déficit budgétaire et, d’autre part, des voix commencent à s’élever ici et là pour remettre en question le principe même de l’euro. Un ministre italien en est même venu à réclamer un retour à la lire. Entre ceux qui dénoncent le principe d’une monnaie unique entre pays qui ont des divergences en termes de taux d’inflation et de croissance et qui crient à l’hérésie économique et ceux qui ne voient que les effets bénéfiques d’une harmonisation monétaire, le débat risque donc de reprendre, au détriment de l’euro et de son statut de monnaie de réserve internationale. À cette crise institutionnelle s’ajoute un problème conjoncturel avec une Europe dont la croissance est nettement plus faible que celle de ses partenaires ce qui, par conséquent, devrait se traduire par un niveau de taux de change de sa devise plus accommodant. Si un rebond aux alentours de 1,25 contre le dollar est prévisible à court terme, la tendance devrait rester baissière à moyen terme. * Cette analyse est donnée à titre indicatif. Elle ne saurait engager la responsabilité de L’Orient-Le Jour.
Par l’équipe des marchés de FFA

Les conséquences du rejet de la Constitution européenne par référendum en France et aux Pays-Bas ont été, par anticipation, désastreuses pour l’euro. Le « non » a été perçu par les opérateurs comme un coût d’arrêt – probablement définitif – au processus de ratification, mais aussi à la poursuite de la construction européenne. La crise institutionnelle n’aurait pas dû affecter l’euro dont le mécanisme relève du traité de Maastricht et ne devrait donc pas subir un « vide constitutionnel ». Mais, d’une part, le traité de Maastricht a du plomb dans l’aile en raison des « arrangements » successifs avec le Pacte de stabilité et la permissivité de certains États en matière de déficit budgétaire et, d’autre part, des voix commencent à s’élever ici et...