Israël considérait hier que le Hezbollah, qui se dit capable de bombarder tout le nord d’Israël, est aux abois et cherche à renforcer son assise avant les élections législatives au Liban.
Les propos enflammés du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, affirmant mercredi que sa formation était en possession de « plus de 12 000 fusées » pointées en direction de la région d’Israël, n’ont pas suscité un émoi particulier dans ce pays.
« Les déclarations de Nasrallah visent avant tout à améliorer la situation politique du Hezbollah avant les élections », a estimé hier un haut responsable militaire israélien, cité par l’AFP, sous le couvert de l’anonymat.
Pour Amiram Levine, ancien commandant de la région militaire nord et ex-numéro deux du Mossad, le contre-espionnage israélien, « les menaces du Hezbollah ne sont pas sérieuses ».
« C’est une menace sur le papier uniquement et je ne pense pas que le Hezbollah agira de façon irrationnelle », a estimé le général Levine dans un entretien à la radio militaire.
Selon lui, « l’arsenal dans la région est tellement énorme, que la présence de lance-roquettes au Liban ne change rien à la situation, à condition cependant qu’Israël agisse intelligemment ».
Sereins, les dirigeants israéliens n’en réaffirment pas moins qu’ils ne toléreront aucune attaque menée par la formation chiite à partir du territoire libanais.
« Les propos de Nasrallah relèvent du chantage mafieux », s’est indigné un proche du Premier ministre Ariel Sharon, interrogé par l’AFP.
« Israël réagira évidemment s’il est attaqué », a assuré ce responsable de la présidence du Conseil à Jérusalem, pour qui « ces déclarations reflètent la peur du Hezbollah de devoir renoncer à ses armes ».
Youval Steinitz, président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement israélien, a de son côté estimé que le Hezbollah n’aurait pas d’autre choix que d’accepter d’être désarmé.
« Cela en prend le chemin. C’est pourquoi Nasrallah est sous pression. Il ne faut pas se laisser impressionner car ce sont des proclamations vides de sens », a estimé M. Steinitz, lors d’un entretien à la radio publique.
Ce qui n’empêche pas les responsables sécuritaires israéliens d’appréhender un réchauffement de la frontière nord d’Israël avec le Liban durant le retrait de la bande de Gaza, qui doit commencer à la mi-août et se prolonger pendant quatre semaines.
Ces mêmes responsables considèrent que le Hezbollah risque de profiter de l’occasion offerte par le retrait pour faire une démonstration de force contre Israël et marquer son soutien à la cause palestinienne en bombardant de ses roquettes le nord d’Israël.
Israël considérait hier que le Hezbollah, qui se dit capable de bombarder tout le nord d’Israël, est aux abois et cherche à renforcer son assise avant les élections législatives au Liban.
Les propos enflammés du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, affirmant mercredi que sa formation était en possession de « plus de 12 000 fusées » pointées en direction de la région d’Israël, n’ont pas suscité un émoi particulier dans ce pays.
« Les déclarations de Nasrallah visent avant tout à améliorer la situation politique du Hezbollah avant les élections », a estimé hier un haut responsable militaire israélien, cité par l’AFP, sous le couvert de l’anonymat.
Pour Amiram Levine, ancien commandant de la région militaire nord et ex-numéro deux du Mossad, le contre-espionnage israélien, « les menaces du Hezbollah...
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