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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro ferme à la veille du déficit commercial US

L’euro s’est repris face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux dans l’attente des chiffres sur le déficit commercial US en mars, aujourd’hui, qui pourraient atteindre un nouveau record et peser sur le billet vert. De l’avis des cambistes, le dollar semble souffrir à cette occasion de manœuvres de positionnement avant les chiffres de la balance commerciale. Et d’ajouter que le marché s’inquiète de voir toute l’attention revenir sur les déséquilibres structurels américains à cause du déficit commercial. À cet égard, l’estimation moyenne des économistes prévoit un creusement de ce déficit à 62,5 mlds $ en mars contre 61 mlds $ en février, dernier record en date. Il n’est donc pas surprenant que les acteurs du marché se placent avec prudence avant ce chiffre qui est censé attiser les inquiétudes sur la capacité des États-Unis à le financer et du même coup déclencher des ventes de dollars. Cela d’autant que l’ampleur des déficits jumeaux US (des comptes courants et budgétaires) était en grande partie responsable de la glissade du dollar face à l’euro depuis le dernier trimestre 2004. Par ailleurs, face au yen, le dollar ne parvenait pas à bien se tenir avec la relance des spéculations sur une réévaluation du yuan chinois, après les propos attribués hier à Tony Fratto, porte-parole du Trésor US. Celui-ci a fait savoir, à l’issue d’une rencontre de fonctionnaires des deux pays à Washington, que la Chine est techniquement prête et pourrait réévaluer sa monnaie dès maintenant, si elle le souhaitait. Et d’ajouter qu’elle a fait suffisamment de progrès pour introduire de la flexibilité dans son taux. Ce développement n’a pas tardé à privilégier l’euro aux dépens du dollar, surtout après que le marché eut appris aussi que l’Allemagne a enregistré un excédent commercial de 16,3 mlds EUR en mars contre 13,6 mlds en février. Eu égard à toutes ces considérations, l’euro devait être recherché, se négociant finalement à New York à 1,2870 $ contre 1,2840 $ la veille, en hausse de 0,23 %. Les Bourses en baisse sur des rumeurs de difficultés pour des hedges funds La Bourse US était en baisse hier sur des rumeurs selon lesquelles des hedges funds (fonds d’investissement à haut risque) seraient en difficulté en raison d’une forte exposition aux obligations de General Motors, qui ont été dégradées la semaine dernière au rang d’investissement à risque par S & P. Et comme personne n’aime ce genre de rumeurs, même si la tonalité du marché n’était pas mauvaise, les opérateurs ont estimé devoir prendre leurs gains sur plusieurs valeurs cotées alors que les cours du pétrole flambaient. De ce fait, ils ont ignoré l’annonce d’une hausse de 0,7 % des ventes des chaînes de magasins aux États-Unis la semaine dernière et les nouvelles faisant état que le géant européen EADS va s’associer au groupe US Raytheon dans l’espoir de remporter un contrat pour des avions de transport militaire du Pentagone. Les Bourses européennes ont également terminé dans le rouge sur des rumeurs de faillite du fonds spéculatif US, Highbridge Capital, auquel Deutsche Bank serait associée. Les craintes de grève dans la sidérurgie européenne ont pesé aussi sur la tendance. À la Bourse de Beyrouth, les actions Solidere ont été diversement traitées hier à la hausse de 9,81 $ à 9,83 $ pour la catégorie A et à la baisse de 9,82 $ à 9,80 $ pour la catégorie B. Élie KAHWAGI


L’euro s’est repris face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux dans l’attente des chiffres sur le déficit commercial US en mars, aujourd’hui, qui pourraient atteindre un nouveau record et peser sur le billet vert. De l’avis des cambistes, le dollar semble souffrir à cette occasion de manœuvres de positionnement avant les chiffres de la balance commerciale. Et d’ajouter que le marché s’inquiète de voir toute l’attention revenir sur les déséquilibres structurels américains à cause du déficit commercial. À cet égard, l’estimation moyenne des économistes prévoit un creusement de ce déficit à 62,5 mlds $ en mars contre 61 mlds $ en février, dernier record en date. Il n’est donc pas surprenant que les acteurs du marché se placent avec prudence avant ce chiffre qui est censé...