Municipales : un nouveau
duel Hamas-Fateh aujourd’hui
le 05 mai 2005 à 00h00
Le Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas va une nouvelle fois se mesurer aux islamistes lors des élections municipales aujourd’hui, la corruption et l’instabilité persistantes l’exposant à un vote sanction. Plus de 2 500 candidats brigueront des sièges dans 84 conseils municipaux en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Ce scrutin servira à mesurer la popularité du gouvernement de Abbas à l’approche des élections législatives de juillet, où il recherchera le soutien de la population en vue de l’ouverture de négociations de paix avec Israël. Le Fateh pâtit d’une image de parti corrompu, miné par les querelles intestines et la remise en cause de dirigeants vieillissants, compagnons de route de son ancien chef charismatique Yasser Arafat, contestés par une jeune garde avide de réformes. Face à lui, le Hamas, mouvement islamiste, est bien perçu par la population qui voit d’un œil positif sa lutte contre l’occupant israélien, sa défense de l’orthodoxie religieuse et son action charitable, particulièrement appréciée dans les milieux pauvres. Le Hamas, qui est voué à la destruction d’Israël, a respecté jusqu’ici la trêve décrétée en février par les dirigeants israélien et palestinien.
Les analystes s’attendent à un duel serré. Le Fateh s’efforcera de reconquérir du terrain, après sa déroute face aux islamistes lors des dernières élections locales en janvier dans la bande de Gaza. Le mouvement de Mahmoud Abbas craint de perdre encore de l’influence s’il ne parvient pas à rétablir l’ordre. Selon le politologue Ali Djarbaoui, « le (Fateh) a appris sa leçon ». « Maintenant, il contracte des alliances avec les clans et il tente de recruter des gens qui sont mieux perçus par la population. Peut-être ont-ils quelque peu changé de stratégie », hasarde-t-il. Un récent sondage montre que le soutien au Fateh est passé de 40 % à la fin de l’année dernière à 36 % en mars, signe d’une perte de vitesse tandis que le Hamas passait de 18 à 25 %.
Abbas, qui a pris ses fonctions en janvier, a lancé le mois dernier une réorganisation de l’appareil de sécurité qui s’est traduite par l’éviction de nombreux proches de Arafat. Mais ses efforts en matière de lutte contre la corruption et de rétablissement de l’ordre ont eu pour l’instant peu d’effets sur le terrain.
Le Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas va une nouvelle fois se mesurer aux islamistes lors des élections municipales aujourd’hui, la corruption et l’instabilité persistantes l’exposant à un vote sanction. Plus de 2 500 candidats brigueront des sièges dans 84 conseils municipaux en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Ce scrutin servira à mesurer la popularité du gouvernement de Abbas à l’approche des élections législatives de juillet, où il recherchera le soutien de la population en vue de l’ouverture de négociations de paix avec Israël. Le Fateh pâtit d’une image de parti corrompu, miné par les querelles intestines et la remise en cause de dirigeants vieillissants, compagnons de route de son ancien chef charismatique Yasser Arafat, contestés par une jeune garde avide de réformes. Face à lui, le...
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