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Moto Une première à haut risque à Shanghai

Le championnat du monde motocycliste déplace pour la première fois en 56 ans d’existence ses prototypes en Chine, qui organise son premier Grand Prix sur le circuit ultramorderne de Shanghai, un anneau très technique spécifiquement conçu pour l’automobile. La Chine s’est éveillée aux sports mécaniques en leur offrant une somptueuse vitrine inaugurée en septembre 2004 par la victoire du Brésilien Rubens Barichello (Ferrari) en F1. Mais le Shanghai International Circuit et son équipement pharaonique sont tout simplement disproportionnés, voire inadaptés à la course motocycliste. Ses concepteurs, les architectes allemands Hermann Tilke et Peter Wahl, auteurs des installations majestueuses de Sepang (Malaisie) et de la rénovation de l’anneau automobile de Hockenheim (Allemagne), ont imaginé un tracé idéal associant longues lignes droites, courbes serrées et rapides. Impressionnant pour les pilotes auto, il imposera aux motocyclistes de prendre d’énormes risques au freinage et dans certains virages aveugles. Dompter le dragon Le circuit, long de 5,281 km avec une piste de 14 m de large, offre sept virages à droite et autant à gauche. Au bout des quelque 700 m de la ligne droite des stands s’amorce une courbe spiroïdale à droite interminable, ouvrant sans transition sur une épingle à gauche. Le même type de virage précède les 1 175 m de la plus longue ligne droite de tous les circuits empruntés par le MotoGP. À son terme, une épingle ramènera la vitesse des pilotes de plus de 330 à environ 40 km/h. Sa sortie est déterminante puisque la réaccélération vers la ligne droite des stands passe par un gauche d’environ 110 degrés que les meilleurs devront négocier à fond en se jouant des lois de l’équilibre. Pilotes, mécaniciens, manufacturiers et fabricants de suspensions vont devoir plus que jamais unir leurs efforts pour dompter ce dragon qui se mord la queue. D’autant que les enjeux économiques sont considérables, tant pour les constructeurs que pour les parraineurs, notamment les cigarettiers admis ici à porter haut leurs couleurs. Il y va aussi de la notoriété des pilotes. L’Italien Valentino Rossi (Yamaha) rêve d’asseoir sa popularité en Chine, devant 200 000 spectateurs attendus. Qu’il gagne, et le sextuple champion du monde sera à la hauteur du nom de la ville, « Shang » signifiant « dominant » en Chinois, et Shangai « domine l’océan ». Détails primordiaux Rossi excelle dans la mise au point et son équipe technique est capable de métamorphoser la M1 entre son arrivée sur un circuit et le départ de la course. Toutefois, la concurrence fait aussi des miracles et les RC211 V5 de l’Espagnol Sete Gibernau, du Romain Max Biaggi et du Brésilien Alex Barros devraient être fin prêtes dimanche. Les pneumatiques pourraient faire la différence. Le français Michelin, qui possède une unité de production à Shanghai, équipe les ténors et a déplacé un important effectif. Le japonais Bridgestone chausse les Ducati de l’Italien Loris Capirossi et de l’Espagnol Carlos Checa, les Kawasaki du Japonais Shinya Nakano et du Français Olivier Jacque ainsi que les Suzuki des Américains John Hopkins et Kenny Roberts.
Le championnat du monde motocycliste déplace pour la première fois en 56 ans d’existence ses prototypes en Chine, qui organise son premier Grand Prix sur le circuit ultramorderne de Shanghai, un anneau très technique spécifiquement conçu pour l’automobile.
La Chine s’est éveillée aux sports mécaniques en leur offrant une somptueuse vitrine inaugurée en septembre 2004 par la victoire du Brésilien Rubens Barichello (Ferrari) en F1.
Mais le Shanghai International Circuit et son équipement pharaonique sont tout simplement disproportionnés, voire inadaptés à la course motocycliste.
Ses concepteurs, les architectes allemands Hermann Tilke et Peter Wahl, auteurs des installations majestueuses de Sepang (Malaisie) et de la rénovation de l’anneau automobile de Hockenheim (Allemagne), ont imaginé un tracé idéal...