Des milliers d’Arméniens passent
leurs vacances en Turquie malgré tout
le 25 avril 2005 à 00h00
Quatre-vingt-dix ans après les massacres perpétrés par la Turquie ottomane, des milliers d’Arméniens reviennent en Turquie, comme touristes cette fois, attirés par des voyages bon marché, malgré le refus d’Ankara de reconnaître le génocide arménien.
Mais ces voyages ne sont pas du goût de tous en Arménie, d’autant que les Arméniens rencontrent des difficultés s’ils veulent visiter « la terre de leurs ancêtres ».
« Il y a chaque année de plus en plus de gens qui souhaitent aller se reposer en Turquie, en raison, d’une part, des prix faibles, et, d’autre part, parce qu’il est facile d’obtenir un visa », souligne Artak Kagramanian, gérant de l’agence de voyage Armentour.
Sofia Davdian et son frère font parti de ceux-là qui ont suivi le conseil d’amis qui leur recommandaient des vacances en Turquie. « Au début, nous étions un peu nerveux, reconnaît la jeune femme de 27 ans. Mais une fois arrivés dans la ville balnéaire d’Alania, nous avons constaté la qualité des services, et nous nous sommes calmés. » Les Turcs qui vivent du tourisme s’intéressent peu à la nationalité de leurs clients, dit-elle : « Les affaires sont les affaires. »
Gérant d’une entreprise de construction, Karo souligne qu’il est même plus avantageux de prendre ses vacances en Turquie qu’en Arménie. « Les prix dans les stations balnéaires turques sont deux fois moins élevés. Une journée dans une station arménienne coûte en moyenne 100 dollars, contre 50 à 60 pour quelque chose d’équivalent en Turquie », déclare-t-il. Karo compte d’ailleurs bientôt retourner pour la troisième fois en vacances en Turquie, avec sa famille. « Je suis sûr que ces contacts aident à mieux nous connaître les uns les autres, et permettront d’améliorer les relations entre nos deux pays, de se débarrasser de l’idée que nous sommes des ennemis », estime-t-il.
Mais beaucoup d’Arméniens refusent aussi de se rendre en vacances chez leur voisin turc, estimant que ce serait manquer de respect aux victimes du génocide.
Quatre-vingt-dix ans après les massacres perpétrés par la Turquie ottomane, des milliers d’Arméniens reviennent en Turquie, comme touristes cette fois, attirés par des voyages bon marché, malgré le refus d’Ankara de reconnaître le génocide arménien.
Mais ces voyages ne sont pas du goût de tous en Arménie, d’autant que les Arméniens rencontrent des difficultés s’ils veulent visiter « la terre de leurs ancêtres ».
« Il y a chaque année de plus en plus de gens qui souhaitent aller se reposer en Turquie, en raison, d’une part, des prix faibles, et, d’autre part, parce qu’il est facile d’obtenir un visa », souligne Artak Kagramanian, gérant de l’agence de voyage Armentour.
Sofia Davdian et son frère font parti de ceux-là qui ont suivi le conseil d’amis qui leur recommandaient des vacances en...
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