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DANSE À l’Opéra de Paris, «Cendrillon» version Noureev (Photo)

Le Ballet de l’Opéra de Paris a repris depuis quelques soirs, avec succès, au Palais Garnier, la Cendrillon de Rudolf Noureev qui tranforme le conte de Charles Perrault en ascension fulgurante à l’américaine, dans le Hollywood des années trente. Quinze représentations sont prévues, jusqu’au 4 mai 2005, de cette chorégraphie imaginée en 1986, dans des décors du Roumain Petrika Ionesco, par l’étoile russe, alors directeur de la danse de l’Opéra de Paris, pour sa compagnie. Un film à l’époque en avait même été tourné. Noureev respecte le découpage et les intentions de Prokofiev qui composa en 1945 la musique de cette Cendrillon. Il transpose simplement l’action et fait de l’héroïne une jeune fille qui rêve d’un avenir meilleur et à laquelle s’intéresse un producteur de cinéma (la fée du conte) qui l’engage pour un tournage où elle fait la conquête de l’acteur-vedette (le prince du conte). On retrouve aussi la marâtre et ses deux filles, qui ont des velléités cinématographiques, des personnages antipathiques que la chorégraphie traite sur le mode comique et qui réclament des interprètes à la technique éprouvée. Le rôle de la marâtre est confié à un danseur homme, ce qui accentue encore le ridicule du personnage. Les deux sœurs de Cendrillon sont franchement grotesques dans leurs efforts pour appeler l’attention du producteur et de l’acteur-vedette. Comme toujours avec les chorégraphies de Noureev, il y a surabondance de figures et de pas dans cette Cendrillon, et le corps de ballet masculin est particulièrement sollicité dans les scènes se passant dans les studios d’Hollywood et lors de la recherche de la propriétaire de la pantoufle. Les créateurs de cette Cendrillon appartiennent à des générations d’étoiles et de danseurs qui ont quitté l’Opéra de Paris. Pour la reprise, alterneront étoiles et espoirs qui ont déjà dansé cette chorégraphie et des plus jeunes qui l’abordent pour la première fois. L’étoile Agnès Letestu a ouvert le feu en Cendrillon qu’elle danse avec trop de froideur, face à l’étoile Guillaume Bart au physique de prince et qui est davantage à son affaire en acteur-vedette. L’étoile Claire-Marie Osta abordera le rôle-titre pour la première fois les 26, 29 avril et 4 mai.
Le Ballet de l’Opéra de Paris a repris depuis quelques soirs, avec succès, au Palais Garnier, la Cendrillon de Rudolf Noureev qui tranforme le conte de Charles Perrault en ascension fulgurante à l’américaine, dans le Hollywood des années trente.
Quinze représentations sont prévues, jusqu’au 4 mai 2005, de cette chorégraphie imaginée en 1986, dans des décors du Roumain Petrika Ionesco, par l’étoile russe, alors directeur de la danse de l’Opéra de Paris, pour sa compagnie. Un film à l’époque en avait même été tourné.
Noureev respecte le découpage et les intentions de Prokofiev qui composa en 1945 la musique de cette Cendrillon. Il transpose simplement l’action et fait de l’héroïne une jeune fille qui rêve d’un avenir meilleur et à laquelle s’intéresse un producteur de cinéma (la...