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Actualités - Chronologie

PEINTURE Willem de Kooning exposé à Rotterdam pour clôturer son centenaire(photo)

Une cinquantaine de toiles du peintre Willem de Kooning, exposées par le Kunsthal de sa ville natale de Rotterdam, illustrent l’œuvre de l’artiste qui aurait eu cent un ans le 24 avril et sont un miroir haut en couleur de son existence. Des natures mortes académiques des débuts à Rotterdam aux traits grossiers et exubérants des expressionnistes abstraits réalisés à Long Island (États-Unis), en passant par les différentes séries de Femmes, le Kunsthal invite le visiteur à plonger dans l’univers du peintre néerlandais, naturalisé américain (né en 1904 et mort à East Hampton en mars 1997). Celui-ci admire «Picasso, l’homme à battre», dit-il, et Kazimir Malévitch (né à Kiev en 1978 et mort à Leningrad en 1935), «mon préféré», dont les styles l’ont influencé. Il les a admirés d’abord pour s’en libérer ensuite, tout en inscrivant son œuvre dans la lignée de ces modernes devenus des classiques. Les lieux où il s’installe, l’air du temps et sa mémoire semblent exercer sur lui une grande emprise. De Kooning cherche l’inspiration dans ce qui l’entoure, travaille ses toiles à l’émotion. Des traits de couleur sur une page de journal font fureur au sein du public, mais lui avoue que c’est par «hasard» que le journal a absorbé la peinture. À un journaliste qui lui demande s’il s’agit d’un lever de soleil, il répond: «Vous pouvez y voir ce que vous voulez, il n’y a rien d’autre que ce qu’il y a, c’est purement émotionnel.» Contemplant une de ses toiles, il commente narquois: «Ça ressemble à un homme, mais c’est peut-être un fauteuil.» À New York où il arrive en passager clandestin, il peint en noir et blanc, oublie ses débuts figuratifs et passe à l’abstraction. Son œuvre s’assombrit dans les années 40, alors que la guerre ravage l’Europe. Sa vie affective mouvementée et ses souvenirs des prostituées de Rotterdam se retrouvent dans les véritables tempêtes que sont ses séries de Femmes. Des plages, du vent et de la lumière océane de Long Island naissent de vastes toiles, plus aérées et plus sobres, dont l’éclat diminue petit à petit, lorsque, au milieu des années 1980, l’âge lui vole ses souvenirs et le prive de raisonnement. À l’instar de ses maîtres, Willem de Kooning a ouvert la voie à d’autres artistes. Toiles à l’appui, le Kunsthal montre comment son influence se retrouve dans l’œuvre d’Andy Warhol, Gerhard Richter ou Brice Marden. Souvent assortie de commentaires de l’artiste, la rétrospective Willem de Kooning, inaugurée samedi par la reine Beatrix des Pays-Bas, se tient jusqu’au 3 juillet au Kunsthal de Rotterdam.

Une cinquantaine de toiles du peintre Willem de Kooning, exposées par le Kunsthal de sa ville natale de Rotterdam, illustrent l’œuvre de l’artiste qui aurait eu cent un ans le 24 avril et sont un miroir haut en couleur de son existence. Des natures mortes académiques des débuts à Rotterdam aux traits grossiers et exubérants des expressionnistes abstraits réalisés à Long Island (États-Unis), en passant par les différentes séries de Femmes, le Kunsthal invite le visiteur à plonger dans l’univers du peintre néerlandais, naturalisé américain (né en 1904 et mort à East Hampton en mars 1997). Celui-ci admire «Picasso, l’homme à battre», dit-il, et Kazimir Malévitch (né à Kiev en 1978 et mort à Leningrad en 1935), «mon préféré», dont les styles l’ont influencé. Il les a admirés d’abord pour s’en...