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Ligue des champions : Lyon frustré à Eindhoven, Liverpool revanchard à Turin

Éliminé aux tirs au but (4-2) en quarts de finale de la Ligue des champions par le club néerlandais du PSV Eindhoven, mercredi au stade Philips, l’Olympique lyonnais éprouve un immense sentiment de frustration. Comme à l’aller, les deux équipes se sont séparées sur un score de parité (1-1). L’OL sort donc de l’épreuve après n’avoir été battu que par le club anglais de Manchester United (2-1), en novembre. Mais le camp lyonnais, déçu de sortir de la compétition, sans avoir perdu, dénonce les conditions de jeu et particulièrement l’arbitrage du Danois Kim Milton Nielsen. À l’aller, celui de l’Italien Pier-Luigi Collina avait déjà été sujet à caution, le club rhodanien regrettant notamment que le milieu Mark Van Bommel termine le match sans avertissement malgré des fautes à répétition. Un carton jaune à Gerland l’aurait privé du retour, au cours duquel il a été omniprésent. « Sur les deux matches, nous avons vraiment l’impression que des petites choses sur l’arbitrage sont apparues un peu litigieuses et notamment une sorte de protection des défenseurs sur leurs interventions envers nos attaquants », déplore le président de l’OL, Jean-Michel Aulas, « inquiet pour l’UEFA ». Pas de demi-mesure « Lorsque le meilleur arbitre européen oublie un penalty flagrant sur Nilmar, on peut estimer qu’il ne l’a pas vu, mais quand il siffle la fin du temps réglementaire alors que Malouda est seul à l’entrée de la surface, on s’interroge », lâche-t-il, dépité. « Il y a un sentiment d’inachevé et ce n’est pas seulement la faute des joueurs », regrette l’homme fort du club rhodanien. Pour le gardien Grégory Coupet, « il y a beaucoup de choses à dire » alors que le milieu Juninho ne fait pas de demi-mesure : « L’OL s’est fait voler. » « Nous en avons pris plein la tête avec parfois le sentiment d’être en infériorité numérique », clame de son côté le milieu gauche, Florent Malouda. « Certaines décisions ont été difficiles à avaler », dit-il, reconnaissant quand même que « le PSV avait été aussi très bon ». « Nous reviendrons l’an prochain en espérant passer enfin ce cap des quarts de finale », annonce Malouda. Pour cela, l’Olympique lyonnais devra encore progresser sur la profondeur de son effectif, largement suffisant pour dominer la Ligue 1 mais trop limité pour être compétitif dans le Top 8 européen. Anderson pas remplacé L’absence d’un attaquant de très haut niveau a aussi été un handicap au moment de saisir quelques opportunités comme à l’aller. Sonny Anderson, parti il y a deux ans, n’a pas été remplacé. Même si l’international Sylvain Wiltord, qui avait ouvert la marque mercredi, a bien répondu aux attentes placées en lui jusqu’à présent, en inscrivant, dans un rôle d’avant-centre, plusieurs buts déterminants cette saison. L’OL doit désormais évacuer sa légitime frustration pour aller chercher son quatrième titre, avec dès dimanche la réception à Gerland du PSG, mais la fin de saison n’aura peut-être pas la même saveur. Le PSV rêve, lui, désormais de refaire le coup de 1988 après avoir de nouveau éliminé en quart de finale un club français sans gagner l’un des deux matches (1-1, 0-0 contre Bordeaux en 1988, 1-1 à deux reprises contre Lyon). La formation néerlandaise, déjà entraînée par Hiddink et déjà dans la peau d’un invité surprise, avait remporté la C1 après avoir écarté le Real Madrid en demi-finale puis Benfica au stade ultime. Elle aura néanmoins fort à faire contre un Milan AC qui, du haut de ses six victoires en C1 (1963, 1969, 1989, 1990, 1994, 2003), fait désormais figure de favori de l’épreuve avec Chelsea. Défense « à l’italienne » Les Blues devront cependant se méfier du sentiment revanchard des quadruples vainqueurs de l’épreuve (1977, 1978, 1981, 1984), qu’ils ont dominés (3-2 a.p.) le 27 février en finale de la Coupe de la Ligue. « On va maintenant jouer l’exploit contre Chelsea », prévient le défenseur des Reds Djimi Traoré. De son côté, Liverpool s’est offert une revanche sportive à Turin, 20 ans après le drame du Heysel. Dans un match épargné par les débordements redoutés, les Reds ont su faire preuve d’une maîtrise défensive « à l’italienne », pour arracher un nul (0-0) synonyme de qualification après leur victoire de l’aller (2-1). Vingt ans après leur finale perdue contre la Juve (0-1), ils retrouveront en demi-finale Chelsea.

Éliminé aux tirs au but (4-2) en quarts de finale de la Ligue des champions par le club néerlandais du PSV Eindhoven, mercredi au stade Philips, l’Olympique lyonnais éprouve un immense sentiment de frustration.
Comme à l’aller, les deux équipes se sont séparées sur un score de parité (1-1). L’OL sort donc de l’épreuve après n’avoir été battu que par le club anglais de Manchester United (2-1), en novembre.
Mais le camp lyonnais, déçu de sortir de la compétition, sans avoir perdu, dénonce les conditions de jeu et particulièrement l’arbitrage du Danois Kim Milton Nielsen.
À l’aller, celui de l’Italien Pier-Luigi Collina avait déjà été sujet à caution, le club rhodanien regrettant notamment que le milieu Mark Van Bommel termine le match sans avertissement malgré des fautes à répétition. Un...