Des condamnés à mort américains
insuffisamment anesthésiés
le 15 avril 2005 à 00h00
Certains condamnés à mort exécutés par injection aux États-Unis pourraient rester conscients pendant leur exécution et endurer des souffrances inutiles faute d’anesthésie suffisante, selon une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet paraissant samedi. Les conditions actuelles d’exécutions d’êtres humains « ne répondent même pas aux critères requis par les vétérinaires pour tuer des animaux », soulignent le Dr Leonidas Koniaris (Miller School of Medicine, Université de Miami, États-Unis) et ses collègues.
Ils aboutissent à cette conclusion après avoir analysé des documents au Texas et en Virginie où ont été pratiquées près de la moitié du millier d’exécutions capitales perpétrées aux États-Unis depuis 1976 (dont 788 par injections, selon les chiffres cités par The Lancet), ainsi que dans quatre autres États.
Les injections sont faites par des personnes non formées aux techniques d’anesthésie et les effets des produits anesthésiants ne sont pas médicalement vérifiés avant d’administrer le pancurorium bromure qui entraîne une paralysie, puis le chlorure de potassium qui provoque un arrêt cardiaque, relèvent-ils.
« Ce doit être une façon cruelle de mourir : éveillé, paralysé, incapable de bouger, de respirer, alors que le potassium vous brûle les veines », affirme dans un éditorial The Lancet, relevant que « la peine de mort est une atrocité » et que les médecins ne devraient pas « participer à cet acte barbare ».
Certains condamnés à mort exécutés par injection aux États-Unis pourraient rester conscients pendant leur exécution et endurer des souffrances inutiles faute d’anesthésie suffisante, selon une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet paraissant samedi. Les conditions actuelles d’exécutions d’êtres humains « ne répondent même pas aux critères requis par les vétérinaires pour tuer des animaux », soulignent le Dr Leonidas Koniaris (Miller School of Medicine, Université de Miami, États-Unis) et ses collègues.
Ils aboutissent à cette conclusion après avoir analysé des documents au Texas et en Virginie où ont été pratiquées près de la moitié du millier d’exécutions capitales perpétrées aux États-Unis depuis 1976 (dont 788 par injections, selon les chiffres cités par The Lancet),...
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