L’élargissement du Majlis al-choura (conseil consultatif) par le roi Fahd d’Arabie saoudite, faisant passer ses membres de 120 à 150 désignés, a suscité hier des appels pour une élection, même partielle, de cette instance sans pouvoir législatif.
Ainsi, l’universitaire libéral Khaled al-Dakhil estime que le dernier élargissement de cette instance (mise en place en 1993 avec 60 membres désignés et qui a vu le nombre de ses membres passer à 90 en 1997, puis à 120 en 2001) est une mesure positive. « Mais la question la plus importante est de savoir si ce conseil sera le dernier à être désigné », affirme à l’AFP Khaled al-Dakhil.
Mohammed Ibrahim al-Helwah, ancien président de la commission des Affaires étrangères, estime que les chances d’avoir un Majlis al-choura élu dépendront de « l’évolution politique » de la société et de « sa maturité ». Selon lui, le test sera le scrutin municipal, le premier de l’histoire dans cette monarchie ultraconservatrice que les États-Unis exhortent à davantage de démocratie. La première phase du scrutin s’est déroulée en février et la troisième et dernière aura lieu le 21 avril. Les femmes en sont exclues.
Selon M. Helwah, l’élargissement du Majlis al-choura est en soi « un pas sur la bonne voie ». « Plus il a des membres, plus il est représentatif » d’un plus grand nombre de régions, dit-il. Selon M. Helwah, le nouveau Majlis al-choura comprend quatre membres de la communauté chiite minoritaire, contre deux dans l’ancienne instance.
Doté d’un mandat de quatre ans, le Majlis al-choura, dont les recommandations sont soumises au souverain saoudien avant d’être approuvées par le gouvernement, doit tenir sa nouvelle session le mois prochain.
En janvier, le ministre saoudien de la Défense, le prince Sultan ben Abdel Aziz, avait annoncé, outre l’augmentation du nombre des membres du Conseil, l’élargissement des prérogatives de ce dernier.
L’élargissement du Majlis al-choura (conseil consultatif) par le roi Fahd d’Arabie saoudite, faisant passer ses membres de 120 à 150 désignés, a suscité hier des appels pour une élection, même partielle, de cette instance sans pouvoir législatif.
Ainsi, l’universitaire libéral Khaled al-Dakhil estime que le dernier élargissement de cette instance (mise en place en 1993 avec 60 membres désignés et qui a vu le nombre de ses membres passer à 90 en 1997, puis à 120 en 2001) est une mesure positive. « Mais la question la plus importante est de savoir si ce conseil sera le dernier à être désigné », affirme à l’AFP Khaled al-Dakhil.
Mohammed Ibrahim al-Helwah, ancien président de la commission des Affaires étrangères, estime que les chances d’avoir un Majlis al-choura élu dépendront de « l’évolution...
L'actualité du Liban et de la région analysée et décryptée par nos journalistes. Découvrez tout notre contenu pour seulement 1 $ pendant 3 mois.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.