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Poignée de main Assad-Katzav : un petit signe à l’attention des USA

Le chef de l’État syrien Bachar el-Assad, qui a serré la main de son homologue israélien aux obsèques du pape, espère que ce geste inédit surtout symbolique permettra de faire baisser un peu les pressions qui pèsent sur son pays, estiment des analystes. En serrant la main de Moshe Katzav vendredi sur la place Saint-Pierre, geste qui risque bien de rester sans suite pour les relations syro-israéliennes, le président Assad « espère satisfaire Washington en lui signifiant qu’il est prêt à faire davantage » de concessions, a dit à l’AFP un analyste syrien sous le couvert de l’anonymat. Déjà en décembre 2003, M. Assad avait proposé une reprise du dialogue avec Israël « sans conditions » préalables, et demandé à Washington de le faciliter. Mais les appels syriens répétés à reprendre les négociations de paix au point où elles s’étaient arrêtées en janvier 2000 ont été rejetés par l’État hébreu, encouragé par les États-Unis. Pour les dirigeants d’Israël, Damas doit d’abord montrer de réelles intentions de paix en « cessant de soutenir le terrorisme », c’est-à-dire les mouvements palestiniens radicaux et le Hezbollah chiite libanais. L’annonce de la poignée de main Assad-Katzav a d’abord été annoncée par les médias israéliens, avant d’être confirmée par le président Katzav et reconnue par l’agence syrienne Sana Cette poignée de main a véritablement surpris car Israël et la Syrie sont officiellement en guerre depuis 1948, au point qu’elle a fait la une de nombreux journaux arabes vendredi, même si les deux pays se sont efforcés d’en minimiser la portée. Depuis la chute de Saddam Hussein dans l’Irak voisin il y a juste deux ans, en avril 2003, la Syrie est dans le collimateur des États-Unis qui exigent qu’elle change sa politique régionale. Le chef de la diplomatie israélienne Sylvan Shalom a estimé samedi que les poignées de main échangées la veille, à Rome, entre le président israélien Moshe Katzav, et ses homologues syrien et iranien étaient « peut-être un signe d’une volonté de changement », tout en précisant qu’« il ne fallait pas donner une signification politique à cela »

Le chef de l’État syrien Bachar el-Assad, qui a serré la main de son homologue israélien aux obsèques du pape, espère que ce geste inédit surtout symbolique permettra de faire baisser un peu les pressions qui pèsent sur son pays, estiment des analystes.
En serrant la main de Moshe Katzav vendredi sur la place Saint-Pierre, geste qui risque bien de rester sans suite pour les relations syro-israéliennes, le président Assad « espère satisfaire Washington en lui signifiant qu’il est prêt à faire davantage » de concessions, a dit à l’AFP un analyste syrien sous le couvert de l’anonymat.
Déjà en décembre 2003, M. Assad avait proposé une reprise du dialogue avec Israël « sans conditions » préalables, et demandé à Washington de le faciliter.
Mais les appels syriens répétés à reprendre les négociations...