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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Coup d’arrêt à la hausse de l’euro

Un coup d’arrêt à la hausse de l’euro face au dollar a été donné hier en fin de journée sur les marchés des changes, après la publication d’un indicateur US rassurant sur le front de l’emploi. À cet égard, les opérateurs ont fait état de l’annonce par le département du Travail que les demandes d’allocations chômage aux États-Unis ont reculé de 19 000 la semaine dernière pour totaliser à sa fin 330 000, témoignant de quelques créations d’emplois non agricoles entraînées par la vigueur de l’économie US. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre du ministère de l’Économie en Allemagne que la production industrielle dans ce pays est repartie en baisse en février, reculant de 2,2 % comparé à janvier où elle avait à l’inverse crû de 2,8 %. En effet, les spéculations à la baisse du dollar sur fond d’aggravation du déficit commercial US en février, dont les chiffres seront publiés mardi prochain, ont tourné court surtout après que le président de la banque de Réserve de Philadelphie, Anthony Santomero, eut plaidé hier pour une approche lente de la politique monétaire US. « Le fait que les informations économiques changent presque tous les jours soutient l’idée qu’il est sensé, pour les responsables de la politique monétaire, d’agir de façon lente », a-t-il affirmé. Et d’ajouter « qu’une action graduelle est importante pour la politique monétaire, mais pas au prix de se laisser dépasser ». Cela étant, et compte tenu aussi de la déclaration traditionnelle du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, après le statu quo monétaire observé hier par l’institut d’émission européen (voir par ailleurs), l’euro n’a pas pu préserver ses gains enregistrés dans la matinée. Il a dû ainsi subir la pression de quelques ventes bénéficiaires, le ramenant finalement à New York de 1,2925 $ à 1,2855 $ contre 1,2868 $ la veille, en léger repli de 0,10 %. Les Bourses toujours soutenues La Bourse US a continué sur sa lancée du début de la semaine, soutenue toujours par la baisse des prix pétroliers mais aussi par les bons chiffres de l’emploi aux États-Unis pour la semaine dernière. De plus, l’annonce par Alcoa que son bénéfice net est ressorti en ligne avec les attentes, malgré les énormes coûts de restructuration de la société, a été bien accueillie par les investisseurs. Il en est de même de la réaffirmation par Dell et par Wal-Mart de leurs prévisions de bénéfices et de chiffres d’affaires pour le 1er trimestre. De ce fait, les opérateurs ont ignoré la demande adressée par l’autorité US du médicament à Pfizer de retirer du marché son anti-inflammatoire Bextra et ont continué à s’intéresser aux placements en actifs US. Les Bourses européennes ont terminé aussi en hausse, à la faveur de la baisse des prix du brut et du statu quo monétaire observé par la BCE. En outre, l’annonce par Vivendi Universal que sa filiale Cegetel a entamé des discussions avec Neuf Télécom en vue d’un rapprochement entre eux a soutenu les sociétés de ce secteur. Il en est de même des nouvelles selon lesquelles Deutsche Post cherche à acquérir le britannique Exel convoité également par l’américain UPS. À la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée à la baisse de Solidere dont les actions A et B sont redescendues de 8,73 $ à 8,60 $ et de 8,66 $ à 8,53 $ respectivement. Élie KAHWAGI

Un coup d’arrêt à la hausse de l’euro face au dollar a été donné hier en fin de journée sur les marchés des changes, après la publication d’un indicateur US rassurant sur le front de l’emploi. À cet égard, les opérateurs ont fait état de l’annonce par le département du Travail que les demandes d’allocations chômage aux États-Unis ont reculé de 19 000 la semaine dernière pour totaliser à sa fin 330 000, témoignant de quelques créations d’emplois non agricoles entraînées par la vigueur de l’économie US. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre du ministère de l’Économie en Allemagne que la production industrielle dans ce pays est repartie en baisse en février, reculant de 2,2 % comparé à janvier où elle avait à l’inverse crû de 2,8 %. En effet, les spéculations à la baisse du...