Ghazi al-Yaouar rétrogradé
à la vice-présidence (Photo)
le 07 avril 2005 à 00h00
Ghazi al-Yaouar, un sunnite chef d’une grande tribu irakienne, est passé hier du poste de chef de l’État, désigné par la coalition l’été dernier, à celui de vice-président élu par l’Assemblée nationale.
Neveu du chef des Chammar, une des plus grandes tribus du pays, mais aussi homme d’affaires avisé, Ghazi al-Yaouar, âgé de 47 ans, échange ainsi une fonction largement protocolaire pour une qui ne l’est pas moins.
Le visage rond, un sourire toujours accroché aux lèvres, vêtu d’une longue djellaba blanche et d’un keffieh cerclé de deux anneaux de tissu noir, il s’est toujours présenté comme un rassembleur alliant les cultures orientale et occidentale.
Après des études d’ingénieur à l’Université George Washington dans la capitale fédérale américaine, il s’installe en Arabie saoudite où il ouvre une entreprise prospère. La chute de l’ancien dictateur va modifier ses plans.
La tribu des Chammar, qui compte trois millions d’âmes sunnites et chiites, s’étend en forme de croissant lunaire des confins de la Syrie au nord à l’Arabie saoudite au sud en passant par l’Irak et le Koweït. Aussi quand Saddam Hussein envahit son voisin à l’été 1990, l’oncle, cheikh Mohsen al-Yaouar, choisit l’exil à Londres pour marquer sa désapprobation. Au printemps 2003, alors que la coalition renverse le régime baassiste à Bagdad, l’oncle revient dans son fief de Mossoul au nord de l’Irak. Il lui demande aussi de rentrer et, en juillet, Ghazi al-Yaouar est nommé membre du Conseil de gouvernement sur le quota sunnite.
Ghazi al-Yaouar est un farouche partisan de l’intégrité de l’Irak, même s’il est favorable à une large autonomie pour les Kurdes.
Ghazi al-Yaouar, un sunnite chef d’une grande tribu irakienne, est passé hier du poste de chef de l’État, désigné par la coalition l’été dernier, à celui de vice-président élu par l’Assemblée nationale.
Neveu du chef des Chammar, une des plus grandes tribus du pays, mais aussi homme d’affaires avisé, Ghazi al-Yaouar, âgé de 47 ans, échange ainsi une fonction largement protocolaire pour une qui ne l’est pas moins.
Le visage rond, un sourire toujours accroché aux lèvres, vêtu d’une longue djellaba blanche et d’un keffieh cerclé de deux anneaux de tissu noir, il s’est toujours présenté comme un rassembleur alliant les cultures orientale et occidentale.
Après des études d’ingénieur à l’Université George Washington dans la capitale fédérale américaine, il s’installe en Arabie saoudite où...
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