Après une période de doute où il avait perdu sa place de titulaire, Laurent Robert est à nouveau décisif avec Newcastle, qui affronte le Sporting Portugal demain en quarts de finale aller de la Coupe de l’UEFA de football, et rêve de ramener au club un premier trophée depuis 1969.
Il n’est jamais trop tard pour apprendre. Laurent Robert vient d’en faire la difficile expérience. À 29 ans, il n’avait été remplaçant dans aucun des clubs qu’il a fréquentés (Montpellier et Paris-SG, en France). Cette saison, pourtant, après l’arrivée de Graeme Souness à la tête de Newcastle, l’ancien Parisien s’est retrouvé sur le banc.
« C’était entre novembre et décembre, explique le milieu gauche à l’AFP. Le nouveau manageur trouvait que je ne défendais pas assez. La sanction a été immédiate, j’ai perdu ma place de titulaire. J’ai appris ce que c’était d’être le douzième homme. Alors, j’ai travaillé encore plus pour prouver que j’avais le niveau. » Le déclic s’est produit lors de la 1re phase de la Coupe de l’UEFA. « On jouait aux Pays-Bas contre Heerenveen, raconte-t-il. On perdait 1-0 quand je suis entré sur le terrain. Finalement, je donne deux buts et on gagne 2-1. » Il n’a plus, depuis, quitté l’équipe qui restait sur neuf succès consécutifs et un match nul avant la déconvenue de samedi contre Aston Villa (0-3).
Retour en forme
Ses coups francs en pleine lucarne n’ont cessé de faire le tour des télévisions anglaises. « Lorsque tu évolues dans une équipe qui fonctionne bien, qui joue bien, forcément tu es plus performant, concède-t-il. Tu joues en confiance. Tout semble plus facile. »
Le retour en forme de l’international français (9 sélections, 1 but) tombe parfaitement pour Newcastle, engagé dans une fin de saison palpitante. « Nous visons toujours une qualification européenne via le classement », assure-t-il. Les « Magpies » sont actuellement 11e en championnat, à 8 points de la dernière place qualificative pour l’UEFA, mais avec un match de plus à disputer, à sept journées de la fin.
« Mais il y a surtout la Coupe de l’UEFA et la « Cup » (la Coupe d’Angleterre dont Newcastle dispute la demi-finale face à Manchester United le 17 avril à Cardiff) et nous voulons absolument terminer la saison avec un trophée pour effacer un championnat raté », ajoute Robert, alors que le club n’a plus remporté de titre depuis sa victoire en Coupe d’Europe des villes de foire (ex-UEFA) en 1969.
« J’espère toujours »
Pour la Coupe de l’UEFA, il faudra d’abord éliminer le Sporting Portugal. « Les Portugais ont une très belle équipe, qui joue bien au ballon, estime le Français. Il faudra surtout ne pas prendre de but à domicile et en marquer le maximum. »
Ensuite, il sera temps de penser à Manchester United. « C’est le match que tous les supporteurs attendent, affirme-t-il. La “Cup” c’est quelque chose de très particulier en Angleterre. Cela a une valeur extraordinaire. » Une bonne fin de saison pourrait aussi lui rouvrir les portes de l’équipe de France. « J’y pense sans vraiment y penser, confie-t-il. J’espère toujours et je suis frustré de ne pas avoir été appelé en dépit de mes bonnes performances en club. Je continue à travailler. Il y a des matches amicaux qui arrivent. Peut-être que le sélectionneur voudra faire des essais et qu’il me prendra ». En attendant, il pense à son avenir. « Les négociations avec mes dirigeants vont débuter, rapporte-t-il. Je verrai ce qu’ils me proposent. Alan Shearer vient, lui, de resigner pour un an, c’est une très bonne chose pour le club, les joueurs et les fans. C’est une véritable légende vivante ici. »
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Il n’est jamais trop tard pour apprendre. Laurent Robert vient d’en faire la difficile expérience. À 29 ans, il n’avait été remplaçant dans aucun des clubs qu’il a fréquentés (Montpellier et Paris-SG, en France). Cette saison, pourtant, après l’arrivée de Graeme Souness à la tête de Newcastle, l’ancien Parisien s’est retrouvé sur le banc.
« C’était entre novembre et décembre, explique le milieu gauche à l’AFP. Le nouveau manageur trouvait que je ne défendais pas assez. La sanction a été immédiate, j’ai perdu ma...