La nature a horreur du vide. Et de tous les vides dont la nature a horreur, le vide politique est le plus redoutable. Certes, l’élan de l’indépendance est irréversible, mais le sentiment d’enlisement, lui, est très pénible.
Il faut donc bouger. Ne plus rester là, à ne rien faire, attendant la prochaine explosion, supputant les risques, tentés par le découragement. Voilà quelques propositions de mouvement.
1 – First things first, il faut croire notre cause. Tout le monde doit donc se faire un devoir de demander sa carte électorale. Embêtements et tracasseries administratives ne doivent pas nous décourager. Celui qui se fatiguera le plus pour obtenir sa carte électorale gagne un repas gratuit place de la Liberté.
2 – Concours de poèmes. Le courrier des lecteurs de L’Orient-Le Jour en regorge. Choisissons le meilleur. Le gagnant aura droit à une visite guidée gratuite des geôles du ministère de la Défense, la Bastille libanaise (après la libération), ainsi qu’un exemplaire autographié du rapport de Peter Fitzgerald.
3 – Puisque les bombinettes-cadeau nocturnes nous paralysent, invitons-nous les uns les autres autour d’un bon repas, dans l’amitié des réunions de famille. Renforçons notre sens de la famille, de l’amitié, de la cordialité : autant de valeurs qui sont à la base aussi bien des rapports humains que des rapports sociaux.
4 – Plantons des cèdres. Pour chaque drapeau libanais agité, le 14 mars, plantons un cèdre quelque part, aussi bien dans nos espaces publics que dans nos arrière-cours. Un million de cèdres, c’est le bilan pluviométrique qui risque d’en être bouleversé.
5 – Le 13 avril, jour de mémoire et de réconciliation, épinglons le badge noir du deuil et du regret pour nos crimes et le pin vert de l’espérance et du pardon échangés.
Fady NOUN
La nature a horreur du vide. Et de tous les vides dont la nature a horreur, le vide politique est le plus redoutable. Certes, l’élan de l’indépendance est irréversible, mais le sentiment d’enlisement, lui, est très pénible.
Il faut donc bouger. Ne plus rester là, à ne rien faire, attendant la prochaine explosion, supputant les risques, tentés par le découragement. Voilà quelques propositions de mouvement.
1 – First things first, il faut croire notre cause. Tout le monde doit donc se faire un devoir de demander sa carte électorale. Embêtements et tracasseries administratives ne doivent pas nous décourager. Celui qui se fatiguera le plus pour obtenir sa carte électorale gagne un repas gratuit place de la Liberté.
2 – Concours de poèmes. Le courrier des lecteurs de L’Orient-Le Jour en regorge. Choisissons le...
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