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Changes et Bourses L’euro en recul face à un dollar ragaillardi

L’euro s’est affaissé à son plus bas niveau depuis près de deux mois hier sur les marchés des changes internationaux face à un dollar ragaillardi depuis la fin de la semaine dernière par les spéculations sur un relèvement accéléré des taux d’intérêt US. Cette perspective a été relancée hier par les propos tenus par le président de la banque de Réserve de Saint-Louis, William Poole, qui a indiqué que le retour des pressions inflationnistes aux États-Unis est au cœur des préoccupations du comité de politique monétaire de la Fed. Et d’ajouter que « si les signes inflationnistes se faisaient convaincants, la Fed pourrait accélérer sa politique de relèvement des taux d’intérêt ». De ce fait, le marché a eu raison de voir dans l’hypothèse d’un relèvement accéléré des taux d’intérêt US un facteur de soutien au billet vert. En effet, les pressions sur la monnaie unique ne tardaient pas à s’accentuer après que les opérateurs se furent rendus compte aussi que l’économie de la zone euro tendait à ralentir contrairement à celle des États-Unis. À cet égard, ils ont fait état de la révision en nette baisse par la Commission européenne de sa prévision de croissance du PIB de la zone euro en 2005 de 2 % en octobre dernier à 1,6 % hier. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les nouvelles informations conjoncturelles en provenance de l’Allemagne et de la France demeurent mal orientées. Tout cela a rendu l’euro vulnérable à court terme, avant la réunion jeudi du conseil des gouverneurs de la BCE sur les taux d’intérêt. En outre, les intervenants se sont mis hier à anticiper le discours du président de la Fed, Alan Greenspan, devant le Congrès aujourd’hui sur la récente orientation des prix énergétiques, dans la mesure où ce genre de déclaration sera une occasion d’obtenir des indications sur les intentions de la Fed de mener une politique de resserrement monétaire accélérée. Cela étant, les opérateurs ont estimé devoir se positionner davantage en dollar par précaution aux dépens de l’euro qui s’est finalement négocié à New York à 1,2855 $ contre 1,2905 $ vendredi dernier, en baisse de 0,39 %. Évolution contrastée des Bourses La Bourse US a fait preuve de volatilité en ce début de semaine, le coup de frein donné à l’envolée des prix pétroliers ayant rendu les investisseurs moins unanimes à la baisse de la cote en clôture. En l’absence d’indicateurs économiques, les prix des actions ont donc évolué hier minute par minute en fonction des fluctuations dans les deux sens du brut. En plus, l’annonce par Wal-Mart d’une hausse de 4,2 % de ses ventes en mars a soutenu la cote ainsi que les nouvelles faisant état d’une offre d’achat du britannique HSBC sur l’américain Morgan Stanley. La flambée du pétrole dans la matinée d’hier avait plombé les Bourses européennes. Les gros consommateurs de carburants, comme les sociétés automobiles et d’aviation, ont été les grands perdants ainsi que les valeurs cycliques et technologiques. À la Bourse de Beyrouth, les opérateurs ont ignoré les bons résultats de Solidere en 2004 et ont continué à négocier ses actions A et B en baisse à 8,89 $ contre 8,91 $ et 8,90 $ respectivement. Élie KAHWAGI
L’euro s’est affaissé à son plus bas niveau depuis près de deux mois hier sur les marchés des changes internationaux face à un dollar ragaillardi depuis la fin de la semaine dernière par les spéculations sur un relèvement accéléré des taux d’intérêt US. Cette perspective a été relancée hier par les propos tenus par le président de la banque de Réserve de Saint-Louis, William Poole, qui a indiqué que le retour des pressions inflationnistes aux États-Unis est au cœur des préoccupations du comité de politique monétaire de la Fed. Et d’ajouter que « si les signes inflationnistes se faisaient convaincants, la Fed pourrait accélérer sa politique de relèvement des taux d’intérêt ». De ce fait, le marché a eu raison de voir dans l’hypothèse d’un relèvement accéléré des taux d’intérêt US un...