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Actualités - Chronologie

Art La peinture italienne de 1912 à 1935 au musée de Grenoble

La peinture italienne de 1912 à 1935 est à l’honneur jusqu’au 12 juin au musée de Grenoble, avec une centaine de tableaux venant de toute l’Europe, regroupés pour une magnifique exposition qui a reçu le label «d’intérêt national» de la Direction des musées de France (DMF). Intitulée «l’art italien et la metafisica, 1912-1935, le temps de la mélancolie», cette grande exposition est «très logiquement organisée à Grenoble, une ville dont le quart de la population a des origines italiennes, comme moi-même», a affirmé le conservateur du musée de Grenoble, Guy Tosatto. La peinture métaphysique italienne, inventée par Giorgio de Chirico, devient un mouvement lorsque l’artiste rencontre à Ferrare d’autres peintres, Carlo Carra, Luigi De Pisis, Alberto Savinio, qui vont reprendre son style onirique. Les peintures métaphysiques sont d’une «inquiétante étrangeté, influencées par Freud», explique Guy Tosatto. Ces toiles refusent la représentation humaine directe, mais montrent des objets sans liens entre eux, des mannequins de couturière, des statues antiques mêlées à des instruments de géométrie, des biscuits, des tours de châteaux ou d’usines, l’ensemble créant un monde énigmatique. Les thèmes privilégiés pour illustrer ce monde sont les natures mortes et les paysages. La peinture métaphysique disparaîtra dans les années 1920. Le fascisme marque alors des points en Italie, un style classique s’impose, même si de nombreux peintres italiens font des voyages à Paris et repartent influencés par Cézanne ou Chardin. De 1920 à 1935, la thématique change chez de nombreux artistes. La famille, le travail, Arlequin ou bien d’autres héros italiens sont privilégiés. Mais ces peintures sont toutes marquées par une certaine mélancolie, à l’image de celle qu’on rencontre dans la peinture métaphysique.
La peinture italienne de 1912 à 1935 est à l’honneur jusqu’au 12 juin au musée de Grenoble, avec une centaine de tableaux venant de toute l’Europe, regroupés pour une magnifique exposition qui a reçu le label «d’intérêt national» de la Direction des musées de France (DMF).
Intitulée «l’art italien et la metafisica, 1912-1935, le temps de la mélancolie», cette grande exposition est «très logiquement organisée à Grenoble, une ville dont le quart de la population a des origines italiennes, comme moi-même», a affirmé le conservateur du musée de Grenoble, Guy Tosatto.
La peinture métaphysique italienne, inventée par Giorgio de Chirico, devient un mouvement lorsque l’artiste rencontre à Ferrare d’autres peintres, Carlo Carra, Luigi De Pisis, Alberto Savinio, qui vont reprendre son style onirique.
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