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syrie Washington retarderait l’adoption de sanctions contre Damas

Le gouvernement américain, préoccupé par l’actuelle tension au Proche-Orient, a décidé de retarder d’au moins deux semaines, jusqu’à la mi-avril, l’adoption de sanctions contre la Syrie qu’il accuse de soutenir le terrorisme, ont révélé jeudi soir des sources parlementaires américaines. Des responsables gouvernementaux soulignent toutefois que George Bush n’a pas renoncé à ces mesures de rétorsion, prévues par le Syria Accountability Act voté en décembre dernier. La décision de les imposer a été prise, mais seule la date de leur mise en œuvre reste floue, insiste-t-on. La décision américaine de durcir les sanctions contre Damas était présentée comme imminente il y a quelques jours encore. Les mesures prévoient notamment d’interdire aux entreprises américaines du secteur énergétique d’investir en Syrie ou d’interdire le survol du territoire américain par des compagnies syriennes, ce qui serait toutefois purement symbolique puisqu’aucun avion syrien ne dessert les États-Unis. Parmi les autres sanctions envisagées, Bush pourrait choisir entre le gel des transactions impliquant le gouvernement syrien ou l’interdiction des exportations vers la Syrie de produits américains, à l’exception de la nourriture et des médicaments. Les relations commerciales entre les deux pays représentent toutefois un montant modeste de quelque 300 millions de dollars par an. L’impact de ces sanctions serait donc plus politique qu’économique. Plusieurs grandes entreprises américaines ont déjà annoncé ces dernières semaines qu’elles se conformeraient à toute nouvelle réglementation gouvernementale. ConocoPhillips, troisième compagnie pétrolière américaine, a d’ailleurs annoncé la cessation de ses activités dans le pays. Devon Energy Corp conserve pour sa part un contrat d’exploration dans le nord-est de la Syrie, et Mobil Corp a des parts dans une coentreprise de lubrifiants et vend des produits chimiques en quantité limitée.
Le gouvernement américain, préoccupé par l’actuelle tension au Proche-Orient, a décidé de retarder d’au moins deux semaines, jusqu’à la mi-avril, l’adoption de sanctions contre la Syrie qu’il accuse de soutenir le terrorisme, ont révélé jeudi soir des sources parlementaires américaines.
Des responsables gouvernementaux soulignent toutefois que George Bush n’a pas renoncé à ces mesures de rétorsion, prévues par le Syria Accountability Act voté en décembre dernier. La décision de les imposer a été prise, mais seule la date de leur mise en œuvre reste floue, insiste-t-on. La décision américaine de durcir les sanctions contre Damas était présentée comme imminente il y a quelques jours encore.
Les mesures prévoient notamment d’interdire aux entreprises américaines du secteur énergétique...