Côte d’Ivoire
Calme précaire
dans les rues d’Abidjan
le 27 mars 2004 à 00h00
La situation restait incertaine hier en Côte d’Ivoire, où un calme précaire semblait revenu dans les rues d’Abidjan, au lendemain d’affrontements entre forces de l’ordre et militants de l’opposition qui ont fait au moins 25 morts, 120 d’après l’opposition et des sources diplomatiques. En effet, les partis d’opposition ont maintenu leur mot d’ordre de manifestation, malgré l’interdiction faite par les autorités. Les partis, qui ne donnent pas de dates précises pour d’éventuelles manifestations, ont également « élevé la plus vive protestation et condamné avec fermeté l’utilisation de moyens totalement disproportionnés face à des manifestants aux mains nues ».
Le porte-parole de l’état-major ivoirien, le colonel Aka Ngoran, a déclaré que « le dispositif de sécurité, a été très allégé, des barrages ont été levés et des chars retirés, car la situation est très calme ». « La vie reprend progressivement son cours », a-t-il ajouté. Le quartier d’Anyama, banlieue nord d’Abidjan, était cependant totalement bouclé par les militaires, qui y ont convergé en masse dans des camions, tandis que des hélicoptères survolaient la zone.
Le président Laurent Gbagbo, accusé par l’opposition de faire obstacle à l’application des accords de paix signés à Marcoussis (France) en janvier 2003, a interdit toute manifestation jusqu’au 30 avril et réquisitionné l’armée pour maintenir l’ordre jusqu’au 15 avril. Le ministère français des Affaires étrangères a réaffirmé hier que « l’application pleine et entière de l’accord de Marcoussis est la seule et unique solution à la crise » ivoirienne, lançant « à l’ensemble des parties » un appel au calme et au dialogue. Le RDR et les Forces nouvelles (ex-rébellion) ainsi que deux petits partis politiques ont annoncé suite aux violences de jeudi qu’ils suspendaient leur participation aux Conseils des ministres du gouvernement de « réconciliation nationale », rejoignant le PDCI dans son boycott entamé début mars.
La situation restait incertaine hier en Côte d’Ivoire, où un calme précaire semblait revenu dans les rues d’Abidjan, au lendemain d’affrontements entre forces de l’ordre et militants de l’opposition qui ont fait au moins 25 morts, 120 d’après l’opposition et des sources diplomatiques. En effet, les partis d’opposition ont maintenu leur mot d’ordre de manifestation, malgré l’interdiction faite par les autorités. Les partis, qui ne donnent pas de dates précises pour d’éventuelles manifestations, ont également « élevé la plus vive protestation et condamné avec fermeté l’utilisation de moyens totalement disproportionnés face à des manifestants aux mains nues ».
Le porte-parole de l’état-major ivoirien, le colonel Aka Ngoran, a déclaré que « le dispositif de sécurité, a été très allégé,...
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