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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Vulnérabilité de l’euro après le recul de l’Ifo allemand

L’euro a évolué hier dans des marges étroites à la baisse face au dollar, tandis que le billet vert restait faible face au yen, qui bénéficiait d’un optimisme grandissant quant aux perspectives d’une croissance durable au Japon. La monnaie unique a tout d’abord souffert du repli de l’indice Ifo sur le climat des affaires en Allemagne de 1 point en mars, à 95,4 points par rapport à février, renforçant l’hypothèse d’une baisse des taux d’intérêt de la BCE lors de la réunion de son conseil des gouverneurs jeudi prochain. Cela d’autant que le marché venait d’apprendre que la croissance de la masse monétaire M3 en zone euro a continué à se ralentir en février à 6,3 % en glissement annuel, pour le quatrième mois consécutif, confirmant l’absence de signes inflationnistes qui pourraient empêcher tout assouplissement de la politique du crédit dans cette région. En outre, les indicateurs US publiés hier ont souligné la robustesse de la reprise aux États-Unis, illustrant le fossé entre les économies US et européennes. À cet égard, les opérateurs ont fait état du redressement de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis, calculé par l’Université du Michigan, qui a progressé à 95,8 points en mars contre 94,4 points en février. Ils ont été rassurés aussi par la hausse des dépenses de consommation des ménages US de 0,2 % en février par rapport à janvier et de leurs revenus de 0,4 % sur la même période, dans la mesure où les dépenses de consommation représentent les 2/3 du PIB américain. Pourtant, le dollar, qui a été soutenu par les fondamentaux économiques des deux côtés de l’Atlantique, s’est ressenti des nouvelles faisant état du fait que l’enquête Tankan de la Banque du Japon pour le premier trimestre, qui sera publiée la semaine prochaine, devrait démontrer que l’économie nippone a crû en dépit de l’appréciation du yen. Dans ce contexte, l’euro a éprouvé le besoin de souffler face au dollar, se négociant à New York à 1,2125 $ contre 1,2140 $ la veille, en baisse de 0,12 %. Les Bourses résistantes à la baisse La Bourse US est parvenue à résister aux prises de bénéfices après l’envolée de la veille, dans un marché peu actif qui a vu les opérateurs hésiter à trop s’engager avant les chiffres de l’emploi en mars devant paraître vendredi prochain. Mais il n’en demeure pas moins que la publication hier de bons indicateurs sur la confiance des consommateurs et le moral des ménages aux États-Unis a donné un léger coup de pouce aux indices avant qu’ils ne terminent en légère baisse, ont indiqué les stratèges de plusieurs maisons de courtage. De leur côté, les Bourses européennes ont pour la plupart terminé sur de légers gains, soutenues par la baisse de l’euro face au dollar. Les perspectives de baisse des taux de la BCE sont venues aussi contrebalancer le nouveau recul de l’indice Ifo en Allemagne ainsi que la chute des ventes des sociétés de distribution. À la Bourse de Beyrouth, des prises de bénéfices ont pesé sur les actions A et B de Solidere, qui ont reculé de 5,10 $ à 4,88 $ et de 5,00 $ à 4,94 $ respectivement. Élie KAHWAGI


L’euro a évolué hier dans des marges étroites à la baisse face au dollar, tandis que le billet vert restait faible face au yen, qui bénéficiait d’un optimisme grandissant quant aux perspectives d’une croissance durable au Japon. La monnaie unique a tout d’abord souffert du repli de l’indice Ifo sur le climat des affaires en Allemagne de 1 point en mars, à 95,4 points par rapport à février, renforçant l’hypothèse d’une baisse des taux d’intérêt de la BCE lors de la réunion de son conseil des gouverneurs jeudi prochain. Cela d’autant que le marché venait d’apprendre que la croissance de la masse monétaire M3 en zone euro a continué à se ralentir en février à 6,3 % en glissement annuel, pour le quatrième mois consécutif, confirmant l’absence de signes inflationnistes qui pourraient empêcher...