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La France à quitte ou double en Israël (photo)

À force de retarder l’échéance d’une victoire, l’équipe de France s’est placée elle-même au pied du mur des qualifications pour le Mondial 2006 avec une rencontre décisive ce soir face à Israël. Pour avoir concédé trois matches nuls et vierges face à des adversaires directs sur leur terrain, les Bleus se sont placés dans une situation qui leur impose d’aller gagner à l’extérieur. Les anciens champions d’Europe entament donc leurs matches retour dans une position d’extrême fragilité. Non pas tant au classement du groupe 4 ou par un heureux hasard des résultats adverses, ils restent pour le moment sur la même ligne que les candidats à qualification. Mais plutôt mentalement, dans leur capacité à s’imaginer autrement que dans la peau d’une équipe qui n’est plus que l’ombre d’elle-même. En regard des résultats depuis l’élimination à l’Euro 2004, la débâcle du Mondial 2002 avait finalement été plutôt bien surmontée. Quelques semaines de doutes et tout cela avait été oublié lors d’une campagne de qualification conclue sur un maximum de victoires, dans un groupe certes facile. Là, les retraites conjuguées de Zidane, Thuram, Lizarazu, Makelele et Desailly ont laissé cette équipe hagarde, hésitante, et sans capitaine. Il lui arrive de faire de bonnes mi-temps et c’est tant mieux car elle possède dans ses rangs plusieurs joueurs de niveau mondial. Un responsable ? Mais la majeure partie du temps, elle ne sait pas vraiment ce qu’elle veut, elle tourne en rond à la recherche d’une inspiration qui ne vient pas ou dans l’attente de quelqu’un qui lui dirait que le football est avant tout un jeu que l’on pratique pour gagner. C’est dans ce contexte que les Français se déplacent en Israël, adversaire dont la motivation s’annonce décuplée par l’idée de faire trébucher un adversaire de renom. Les hommes d’Abraham Grant ne s’étaient pas privés de lever les bras au ciel lorsqu’ils avaient obtenu un heureux match nul au Stade de France l’an passé. Jamais la perspective de battre les Français pour la deuxième fois de leur histoire ne leur est apparue aussi évidente qu’aujourd’hui. Bien sûr, une défaite ou un nouveau nul ne remettrait pas encore tout en cause, mais la position comptable des Français deviendrait presque intenable avec seulement quatre matches à disputer. De plus, cela poserait inévitablement la question : une équipe incapable de gagner a-t-elle sa place en phase finale d’une Coupe du monde ? Cette interrogation serait assortie d’une autre, connexe : si la France ne gagne plus, qui est le responsable ? Le président de la FFF, Jean-Pierre Escalette, a dit ne pas vouloir tout brûler et c’est heureux car il y a déjà le feu à la maison France.

À force de retarder l’échéance d’une victoire, l’équipe de France s’est placée elle-même au pied du mur des qualifications pour le Mondial 2006 avec une rencontre décisive ce soir face à Israël.
Pour avoir concédé trois matches nuls et vierges face à des adversaires directs sur leur terrain, les Bleus se sont placés dans une situation qui leur impose d’aller gagner à l’extérieur.
Les anciens champions d’Europe entament donc leurs matches retour dans une position d’extrême fragilité.
Non pas tant au classement du groupe 4 ou par un heureux hasard des résultats adverses, ils restent pour le moment sur la même ligne que les candidats à qualification.
Mais plutôt mentalement, dans leur capacité à s’imaginer autrement que dans la peau d’une équipe qui n’est plus que l’ombre...