Phénomène de mode, la Foire d’art abordable, qui a réuni durant les quatre derniers jours, à Londres, des galeries exposant des œuvres contemporaines à moins de 3000 livres (4300 euros), tente, dans une atmosphère détendue, de démystifier le monde de l’art.
«Cette foire a changé le visage de l’art dans ce pays, elle captive l’imagination des Britanniques et a rendu l’art plus accessible», explique David Kitchin, propriétaire de la galerie Rowley.
Des milliers de personnes se rendent chaque année dans le grand parc londonien de Battersea où a lieu deux fois par an cette Affordable Art Fair (AAF), et les organisateurs estiment qu’environ un quart repartent avec une œuvre.
Au total, la manifestation réalise quelque 3 millions de livres (4,3 millions d’euros) de ventes par édition.
Le succès de l’AAF reflète l’intérêt récent des Britanniques pour les arts plastiques. La clientèle est composée pour moitié d’amateurs ou de professionnels avertis, et «pour moitié de néophytes, qui avaient peur des galeries et ne savaient pas qu’ils pouvaient s’offrir de l’art», explique Will Ramsay, son fondateur, âgé de 36 ans.
Les clients sont souvent jeunes, entre 25 et 40 ans. «Ce sont des jeunes gens qui réussissent, des hommes d’affaires, des banquiers de la City», souligne David Kitchin.
Les visiteurs reçoivent un guide, 10 conseils pour collectionner l’art contemporain, pour les aider à se jeter à l’eau.
Dans le catalogue, le public peut trouver un glossaire des principaux courants artistiques et des explications sur les différents médias et techniques (huile, lithographie, aquatinte, fusain, moulage...).
Des ateliers leur proposent même de mettre la main à la pâte: avec l’aide de professionnels, ils peuvent réaliser leurs propres estampes, modeler de l’argile, graver de la pierre ou du bois...
Une crèche s’occupe gratuitement de leurs enfants pendant qu’ils déambulent entre les stands. «L’ambiance est relax, pas du tout intimidante. Beaucoup se sentiraient gênés dans une galerie classique, n’osant pas demander les prix. Ici, les prix sont affichés sur chaque œuvre et sont raisonnables. C’est très excitant de voir des gens acheter de l’art pour la première fois», explique Janeene Haythornthwaite, de la galerie Jaggedart.
Jockey amateur et joueur de cornemuse à ses heures perdues, Will Ramsay n’a pas un profil habituel pour un amateur d’art. Après des études de géographie à Manchester, il est entré dans l’armée, puis a ouvert sa propre galerie en 1996, puis de lancer l’AAF en 1999.
Cette manifestation lance à présent de nouveaux artistes, donne leur chance à des galeries moins établies et attire des collectionneurs avertis qui viennent dénicher les talents de demain.
Porté par son succès, Will Ramsey a multiplié l’initiative à Bristol (ouest de l’Angleterre), puis à New York, San Francisco, Sydney et Melbourne. Il serait prêt à tenter l’expérience à Paris, Berlin, ou en Italie. «Mais j’aurais besoin d’un partenaire qui connaisse le marché de l’art local», explique-t-il. Pourquoi pas à Beyrouth?
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Phénomène de mode, la Foire d’art abordable, qui a réuni durant les quatre derniers jours, à Londres, des galeries exposant des œuvres contemporaines à moins de 3000 livres (4300 euros), tente, dans une atmosphère détendue, de démystifier le monde de l’art.
«Cette foire a changé le visage de l’art dans ce pays, elle captive l’imagination des Britanniques et a rendu l’art plus accessible», explique David Kitchin, propriétaire de la galerie Rowley.
Des milliers de personnes se rendent chaque année dans le grand parc londonien de Battersea où a lieu deux fois par an cette Affordable Art Fair (AAF), et les organisateurs estiment qu’environ un quart repartent avec une œuvre.
Au total, la manifestation réalise quelque 3 millions de livres (4,3 millions d’euros) de ventes par édition.
Le succès de l’AAF...