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États-Unis Le débat sur l’euthanasie rapproche les républicains de leur base chrétienne

Le président Bush et la majorité du Congrès américain ont pris fait et cause pour les parents d’une femme dans le coma opposés à son euthanasie, donnant un gage de leur engagement pour la « culture de la vie », chère à la base chrétienne conservatrice de leur électorat. Le président George W. Bush a écourté un week-end familial au Texas (Sud) pour se tenir prêt à promulguer une loi taillée sur mesure par les parlementaires, en négociations tout le week-end pour suspendre l’agonie de Terri Schiavo, 41 ans, dont ils souhaitent voir rebranché le dispositif d’alimentation et d’hydratation mis hors circuit vendredi. Ce texte législatif a pour but de permettre à la famille de Terri Schiavo, fermement opposée à sa mort, contrairement à Michael Schiavo, son mari et tuteur qui a obtenu de la justice que son dispositif d’alimentation soit mis hors circuit, d’en appeler à la justice fédérale, qui jusqu’à présent avait refusé de se saisir de l’affaire. En fait, aucune loi ne devrait pouvoir être transmise à M. Bush avant aujourd’hui, le temps que s’achève une navette parlementaire accélérée, en dépit de l’extraordinaire et inédite mobilisation de la majorité républicaine du Congrès. De fait, l’engagement du monde politique sur cette affaire, qui suscite de grandes réticences parmi les professeurs de droit, répond aux appels à la mobilisation lancés par des organisations chrétiennes conservatrices, comme la Christian Coalition et Focus on the Family, qui organisent des veillées devant l’hôpital de Floride (Sud-Est) où est alitée Terri Schiavo. Depuis les élections présidentielle et législatives du 2 novembre, ces organisations, qui revendiquent une large part de la victoire du président Bush et des républicains dans une campagne jouée selon elles sur les « valeurs », ne cessent de réclamer des mesures sur les thèmes qui leur tiennent à cœur. Or le débat sur le mariage homosexuel stagne, en dépit de déclarations de principe sur son interdiction dans la Constitution américaine, tout comme celui sur l’avortement. Celui sur l’euthanasie vient donc à point nommé. « C’est un sujet moral important et la base pro-vie va être contente », explique d’ailleurs une note interne des sénateurs républicains citée par les médias américains. « C’est une formidable question politique, difficile pour les démocrates », ajoute cette note. Les efforts des militants opposés à l’euthanasie profitent aussi du fait que l’opposition démocrate au Sénat est dirigée par un élu « pro-vie », Harry Reid. Les démocrates, dont l’assentiment est indispensable pour la procédure d’urgence législative en cours, n’ont pas jusqu’à présent bloqué les initiatives visant à sauver Terri Schiavo. Et en dépit des réactions outrées de Michael Schiavo, son mari et tuteur qui a obtenu de la justice que son dispositif d’alimentation soit mis hors circuit, sur l’avis médical de 18 médecins, peu de démocrates prennent de position tranchée. En fait, de nombreux professeurs de droit sont les plus scandalisés. « Elle est devenue un pion, permettant à des personnalités et des groupes de marquer des points et de lever des fonds », a estimé Tom Mayo, professeur de droit à l’université Southern Methodist.

Le président Bush et la majorité du Congrès américain ont pris fait et cause pour les parents d’une femme dans le coma opposés à son euthanasie, donnant un gage de leur engagement pour la « culture de la vie », chère à la base chrétienne conservatrice de leur électorat.
Le président George W. Bush a écourté un week-end familial au Texas (Sud) pour se tenir prêt à promulguer une loi taillée sur mesure par les parlementaires, en négociations tout le week-end pour suspendre l’agonie de Terri Schiavo, 41 ans, dont ils souhaitent voir rebranché le dispositif d’alimentation et d’hydratation mis hors circuit vendredi.
Ce texte législatif a pour but de permettre à la famille de Terri Schiavo, fermement opposée à sa mort, contrairement à Michael Schiavo, son mari et tuteur qui a obtenu de la justice que son...