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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Reprise de l’euro après les chiffres des comptes courants US

L’euro a renoué avec la hausse face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après la publication des chiffres témoignant d’un creusement record de la balance US des comptes courants qui ont mis de nouveau le billet vert sous pression. Les États-Unis ont accusé un nouveau déficit record de leurs comptes courants de 187,9 milliards $ au 4e trimestre 2004, soit plus que les prévisions qui tablaient sur 183 milliards $, contre 165,9 milliards $ au 3e trimestre, et de 665,9 milliards $ en 2004 contre 530,7 milliards $ en 2003. Ce nouveau déficit, qui représente 5,7 % du PIB américain l’an dernier contre 4,8 % en 2003, n’a pas tardé à inquiéter les investisseurs qui se sont interrogés sur les moyens disponibles pour le financement de cet énorme déficit qui dépasse de loin le solde excédentaire net de la balance US des capitaux en janvier qui s’est chiffré à 91,5 milliards $. Ils se sont mis ainsi à se repositionner sur d’autres devises, notamment l’euro, en prenant leurs gains sur le billet vert. Cela étant, les nouvelles favorables au dollar, comme la progression de 0,3 % de la production industrielle aux États-Unis en janvier contre 0,1 % en décembre, annoncée peu après, n’a eu aucun poids pour renverser cette tendance. Il en est de même de l’annonce d’une hausse de 0,5 % des mises en chantier de logements aux États-Unis en février, après 4,7 % en janvier, qui a été complètement éclipsée par le déficit des comptes courants US. Plus tôt dans la journée, la monnaie unique européenne avait trouvé un certain appui dans la révision en hausse par Eurostat de sa première estimation de l’inflation annuelle dans la zone euro de 1,9 % en janvier à 2,1 % en février, consécutivement à la hausse des prix dans cette région de 0,3 % pendant la même période. Ce développement, qui est censé paver la voie à un durcissement de la politique monétaire de la BCE, a aussi agi à l’actif de l’euro qui est parvenu à repasser le seuil de 1,34 $, sous lequel il était descendu lundi. C’est ainsi qu’à New York, il s’est finalement négocié à 1,3420 $ contre 1,3310 $ la veille, en hausse de 0,83 %. Les Bourses plombées par GM et le pétrole La Bourse US est restée sous pression hier en raison d’un sévère avertissement de General Motors (GM) sur ses bénéfices en 2005 et de la flambée des cours pétroliers. Le record atteint par le déficit des comptes courants US n’était pas non plus une bonne nouvelle. En outre, des informations faisant état que Qwest va lancer une offre de rachat améliorée à 26 $ par action sur son concurrent MCI, déjà courtisé par Verizon, ont également pesé sur la cote. Il en est de même de l’annonce par Bear Stearns d’un bénéfice de 379 milliards $ au 1er trimestre, jugé moins bon que celui de son concurrent Lehman Brothers publié un jour plus tôt. Les Bourses européennes ont aussi pâti de l’avertissement de GM, surtout après l’annonce par l’Association des constructeurs européens d’automobiles que le nombre d’immatriculations en Europe a enregistré une baisse de 4,1 % en février. La faiblesse de l’euro et la flambée du pétrole ont également pesé sur la tendance. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse des actions A de Solidere de 9,23 $ à 9,14 $ et la hausse des actions B de 9,05 $ à 9,22 $, alors que les certificats GDR de la société cotaient à Londres 11 $ contre 10,50 $ la veille. Élie KAHWAGI



L’euro a renoué avec la hausse face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après la publication des chiffres témoignant d’un creusement record de la balance US des comptes courants qui ont mis de nouveau le billet vert sous pression. Les États-Unis ont accusé un nouveau déficit record de leurs comptes courants de 187,9 milliards $ au 4e trimestre 2004, soit plus que les prévisions qui tablaient sur 183 milliards $, contre 165,9 milliards $ au 3e trimestre, et de 665,9 milliards $ en 2004 contre 530,7 milliards $ en 2003. Ce nouveau déficit, qui représente 5,7 % du PIB américain l’an dernier contre 4,8 % en 2003, n’a pas tardé à inquiéter les investisseurs qui se sont interrogés sur les moyens disponibles pour le financement de cet énorme déficit qui dépasse de loin le solde...