Bruno Peyron et son équipage, à bord du maxi-catamaran Orange II, n’étaient plus hier, à 16h30 locales, qu’à 227 milles marins de la ligne d’arrivée, au large de Brest, et du double record (absolu et trophée Jules-Verne) pour un tour du monde à la voile en équipage.
D’après les dernières estimations, Orange II, parti le lundi 24 janvier, devait passer la ligne d’arrivée virtuelle, entre Ouessant (Finistère) et le Cap Lizard (sud-ouest de l’Angleterre), aux environs de 03h00 du matin dans la nuit de mardi à mercredi.
Depuis le passage du Cap Horn, le 25 février, la question n’était plus vraiment de savoir si Peyron reprendrait le record, qu’il a déjà détenu deux fois (1993 et 2002), mais de combien de jours il le battrait, et s’il passerait sous la barre des 50 jours.
Les deux temps de référence, pour quelques heures encore, sont le record absolu de l’Américain Steve Fossett sur le catamaran Cheyenne (58 j 09h32 min et 24 sec en 2004) et celui du trophée Jules-Verne, établi la même année par Olivier de Kersauson sur le trimaran Geronimo (63 j, 13h59 min et 46 sec).
En coupant la ligne, Bruno Peyron, selon sa formule, aura « réunifié les deux titres, comme ils disent en boxe ». Quant aux 50 jours, la cause est entendue : il aurait fallu qu’Orange II passe la ligne avant 11h07 (10h07 GMT) mardi matin pour passer en dessous de cette barre mythique. Il lui restait à ce moment-là 400 milles à parcourir, mais ce but n’était pas une fin en soi pour Peyron.
« Notre but est de bien faire le travail, de naviguer proprement, de faire attention au bateau, et ensuite la performance se fait d’elle- même », a dit Peyron sur ce sujet. « Nous n’avons jamais pensé aux 50 jours, c’est vous (ndlr : les gens à terre) qui y avez pensé. »
« L’état d’esprit, il est serein et attentif à la fois. Il est naturellement comme cela, et c’est comme cela qu’il doit être. On peut être concentré sans faire la gueule, avec le sourire. C’est comme cela que cela se passe depuis le début du tour du monde. On met la même dose de concentration et c’est la bonne méthode pour bien finir », a ajouté Peyron.
« Ceux qui ont le privilège, comme nous, de voyager loin et longtemps, sont partagés », a dit aussi Peyron, toujours avec ce sens de la formule qui accroche. « On a envie d’arriver, de bien finir, de clore l’histoire et de retrouver ceux qu’on aime. On a aussi conscience que l’on va se séparer et quitter ce groupe magique », a regretté le skipper français.
Depuis le départ, Peyron et son équipage ont renforcé les liens qui se nouent toujours dans un groupe en harmonie. Une fois coupée la ligne en pleine nuit, ils avaient prévu de savourer le moment ensemble, en toute simplicité, et d’attendre le petit matin pour entrer dans la rade de Brest à bord d’Orange II.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Bruno Peyron et son équipage, à bord du maxi-catamaran Orange II, n’étaient plus hier, à 16h30 locales, qu’à 227 milles marins de la ligne d’arrivée, au large de Brest, et du double record (absolu et trophée Jules-Verne) pour un tour du monde à la voile en équipage.
D’après les dernières estimations, Orange II, parti le lundi 24 janvier, devait passer la ligne d’arrivée virtuelle, entre Ouessant (Finistère) et le Cap Lizard (sud-ouest de l’Angleterre), aux environs de 03h00 du matin dans la nuit de mardi à mercredi.
Depuis le passage du Cap Horn, le 25 février, la question n’était plus vraiment de savoir si Peyron reprendrait le record, qu’il a déjà détenu deux fois (1993 et 2002), mais de combien de jours il le battrait, et s’il passerait sous la barre des 50 jours.
Les deux temps de référence,...