Des chiites ont manifesté hier à Hilla pour protester contre l’implication présumée d’un Jordanien dans l’attentat sanglant qui avait fait 118 tués, le 28 février, dans leur ville. Les manifestants ont parcouru les principaux axes de la ville, criant des slogans insultants pour le roi Abdallah II et son gouvernement. Les organisateurs ont demandé, tout comme ceux des marches des derniers jours à Bagdad et dans les villes de Najaf et de Kerbala, d’expulser l’ambassadeur jordanien et des sanctions économiques contre le pays voisin. Outre ces demandes, les manifestants ont exigé d’« expulser les Jordaniens se trouvant en Irak et la démission du gouvernement Allaoui », accusé d’être proche de Amman. Par ailleurs, le chargé d’affaires jordanien à Bagdad a été convoqué par le chef de la diplomatie irakienne. « Le chargé d’affaires jordanien Dimaï Haddad a été convoqué par le ministre des Affaires étrangères Hoshyar Zebari qui lui a remis une lettre concernant les informations sur la soi-disant cérémonie (tenue en l’honneur) du terroriste Raëd al-Banna », indique un communiqué officiel. De son côté, la famille du Jordanien a nié hier qu’il soit l’auteur de l’attentat, affirmant qu’elle n’avait pas non plus organisé une cérémonie pour recevoir les félicitations de ses proches pour son « martyre », comme cela avait été mentionné dans la presse jordanienne. « Mon fils n’a rien à voir avec l’opération de Hilla. Il est mort à Mossoul et a été inhumé là-bas », a indiqué à l’AFP son père, Mansour al-Banna, affirmant détenir cette information d’un interlocuteur anonyme qui lui avait annoncé « le martyre » de son fils en Irak. D’autre part, les autorités jordaniennes ont relâché le journaliste Hadi Abdellatif al-Nsour, du quotidien jordanien al-Ghad, interpellé pour avoir, selon les autorités, « fabriqué » l’information selon laquelle l’auteur de l’attentat de Hilla était jordanien. Selon la porte-parole du gouvernement jordanien, le journaliste a été simplement interrogé dans le cadre de l’enquête sur cette affaire.
Des chiites ont manifesté hier à Hilla pour protester contre l’implication présumée d’un Jordanien dans l’attentat sanglant qui avait fait 118 tués, le 28 février, dans leur ville. Les manifestants ont parcouru les principaux axes de la ville, criant des slogans insultants pour le roi Abdallah II et son gouvernement. Les organisateurs ont demandé, tout comme ceux des marches des derniers jours à Bagdad et dans les villes de Najaf et de Kerbala, d’expulser l’ambassadeur jordanien et des sanctions économiques contre le pays voisin. Outre ces demandes, les manifestants ont exigé d’« expulser les Jordaniens se trouvant en Irak et la démission du gouvernement Allaoui », accusé d’être proche de Amman. Par ailleurs, le chargé d’affaires jordanien à Bagdad a été convoqué par le chef de la diplomatie irakienne....
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