Obeid, el-Saad, Khazen et G. Murr demandent à Lahoud de démissionner
le 16 mars 2005 à 00h00
La journée d’hier, outre les consultations parlementaires menées par Omar Karamé, a été marquée, de l’intérieur comme de l’extérieur du Parlement, par quatre appels à la démission du chef de l’État.
Jean Obeid d’abord. Le député du Liban-Nord a commencé par comparer le discours de Bahia Hariri lundi place des Martyrs à celui d’Émile Lahoud, samedi dernier. « J’aurais souhaité que Son Excellence soit au-dessus des parties. Il est nécessaire qu’au Liban, le gouvernant soit sage, au-dessus de tous, au-dessus des conflits. Ce qui aurait pu aider à la formation d’un gouvernement d’union nationale, c’est le discours de Bahia Hariri, qui a transcendé la crise et sa propre souffrance. J’aurais voulu que le président fasse de même, qu’il ne soit pas une partie parmi d’autres », a dit l’ancien chef de la diplomatie. « Les responsables doivent prendre des décisions difficiles, au profit de l’unité du Liban, pour la pérennité du pouvoir ; personne n’est irremplaçable », a-t-il asséné, donnant comme exemple les anciens présidents de la République Béchara el-Khoury – « le géant » –, Fouad Chéhab, Sleimane Frangié et Élias Sarkis, qui avaient soit démissionné, soit « refusé la prorogation de leur mandat ».
Membre du bloc Joumblatt, le député Fouad el-Saad a lui aussi appelé Émile Lahoud à démissionner « par égard pour le pays et pour sa population ». Pour lui, « la crise a commencé avec la violation de la Constitution, en amendant celle-ci sur mesure et en prorogant le mandat du président Lahoud. Ce n’est pas une crise de gouvernement mais une crise de pouvoir ; ce pouvoir est dénué de légitimité constitutionnelle et de légitimité populaire. Cette crise ne prendra fin qu’avec le départ du président Lahoud et de ses services », a conclu Fouad el-Saad.
L’ancien ministre du Tourisme du gouvernement Karamé, Farid el-Khazen, a également appelé Émile Lahoud à s’en aller, « à entrer dans l’histoire, à faire primer le courage et la morale, parce que c’est le seul moyen d’éteindre la mèche de l’explosion, de préparer le Liban nouveau auquel aspirent tous les Libanais et d’éviter au Liban une crise économique nationale ». Quant à l’ancien député Gabriel Murr, il a lui aussi appelé Émile Lahoud à la démission, l’exhortant à être, « pour une fois, l’homme de la décision ».
La journée d’hier, outre les consultations parlementaires menées par Omar Karamé, a été marquée, de l’intérieur comme de l’extérieur du Parlement, par quatre appels à la démission du chef de l’État.
Jean Obeid d’abord. Le député du Liban-Nord a commencé par comparer le discours de Bahia Hariri lundi place des Martyrs à celui d’Émile Lahoud, samedi dernier. « J’aurais souhaité que Son Excellence soit au-dessus des parties. Il est nécessaire qu’au Liban, le gouvernant soit sage, au-dessus de tous, au-dessus des conflits. Ce qui aurait pu aider à la formation d’un gouvernement d’union nationale, c’est le discours de Bahia Hariri, qui a transcendé la crise et sa propre souffrance. J’aurais voulu que le président fasse de même, qu’il ne soit pas une partie parmi d’autres », a dit...
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