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Actualités - Chronologie

«États de la poésie», à l’USJ

Dans son texte introductif au colloque «États de la poésie contemporaine», Chérif Majdalani, chef du département de lettres françaises à la faculté des lettres et des sciences humaines de l’USJ, dresse l’état des choses et explique que: «pour les gens mieux intentionnés, la disparition de la poésie n’est pas due à l’absence de poètes mais au fait qu’elle est devenue si inaccessible, si difficile à lire, voire littéralement illisible, qu’elle s’est condamnée à une totale fermeture sur elle-même, synonyme, à court terme – terme qui pour certains est déjà consommé – de suicide. On pourrait aisément répliquer que cet argument récurrent et insistant apparaît comme une inversion des causes et des effets. On pourrait entre autres dire que ce n’est pas la poésie qui s’est enfermée dans des modes d’expression autarciques, comme on aurait trop tendance à le croire, mais à l’inverse, que la poésie est devenue illisible pour la simple raison qu’on n’en lit plus et qu’on s’en est déshabitué. Comme le dit Jacques Roubaud, en introduction à son anthologie intitulée 120 poèmes composés en langue française, même dans le plus difficile des poèmes, rien n’est insurmontable avec un bon dictionnaire et un peu de volonté. Mais la volonté n’y est plus. La poésie n’a fait qu’évoluer naturellement, comme l’ont fait le roman, le cinéma ou la philosophie, mais contrairement aux autres genres, elle est devenue un langage étranger aux modes de communications d’aujourd’hui.» C’était une ébauche de réponse, une sorte de mise en appétit pour les réflexions proposées lors de cette journée. Rendez-vous donc aujourd’hui à l’amphithéâtre Aboukhater, USJ, rue de Damas.
Dans son texte introductif au colloque «États de la poésie contemporaine», Chérif Majdalani, chef du département de lettres françaises à la faculté des lettres et des sciences humaines de l’USJ, dresse l’état des choses et explique que: «pour les gens mieux intentionnés, la disparition de la poésie n’est pas due à l’absence de poètes mais au fait qu’elle est devenue si inaccessible, si difficile à lire, voire littéralement illisible, qu’elle s’est condamnée à une totale fermeture sur elle-même, synonyme, à court terme – terme qui pour certains est déjà consommé – de suicide. On pourrait aisément répliquer que cet argument récurrent et insistant apparaît comme une inversion des causes et des effets. On pourrait entre autres dire que ce n’est pas la poésie qui s’est enfermée dans des...