Par l’équipe des marchés de FFA
La semaine dernière, le cours du brut léger à New York (livraison avril) a battu son précédent record de 55,17 dollars le baril.
La raison de cette flambée soudaine est à nouveau à rechercher dans les caprices de la météo, avec deux zones particulièrement touchées – et très peuplées – à savoir l’Europe occidentale qui bat tous les records de froid et le Nord-Est américain, lui aussi très en dessous des moyennes saisonnières.
Mais des raisons moins conjoncturelles et qui augurent d’un niveau de prix durablement élevé sont aussi avancées.
Parmi celles-ci, la croissance économique encore solide aux États-Unis et en Chine, sans oublier l’Asie du Sud et du Sud-Est. Ainsi, on estime que la demande de fuel en Inde avec son milliard et demi d’habitants a augmenté cette année de 5 %, avec une croissance économique qui a atteint 8,5 %.
Pourtant, les stocks de brut semblent bien constitués dans les pays industrialisés, ce qui pousse les pays producteurs – et notamment l’Opep – à ne pas envisager de hausse des livraisons.
En réalité, il semble que ceux-ci ne disposent plus de capacités excédentaires, à l’exception de l’Arabie saoudite.
La hausse est aussi alimentée par la perception que les prix élevés ont un impact limité sur la croissance de l’économie mondiale, et donc que la hausse des prix n’est pas à même d’engendrer un ralentissement de la demande de pétrole. Preuve en est que le président de la Fed Alan Greenspan n’a même pas évoqué le sujet lors de son audition par le Sénat de mercredi dernier.
Si certains analystes prévoient une hausse jusqu’à 60 dollars le baril (certains parlent de 75 dollars à 80 dollars), notamment à la fin du printemps à cause de la hausse de la consommation d’essence aux États-Unis, il convient de rester prudent à court terme.
Une correction jusqu’au niveau de 49-50 dollars (bas d’un canal haussier) pourrait se produire brutalement.
* Cette analyse est donnée à titre indicatif. Elle ne saurait engager la responsabilité de L’Orient-Le Jour.
La semaine dernière, le cours du brut léger à New York (livraison avril) a battu son précédent record de 55,17 dollars le baril.
La raison de cette flambée soudaine est à nouveau à rechercher dans les caprices de la météo, avec deux zones particulièrement touchées – et très peuplées – à savoir l’Europe occidentale qui bat tous les records de froid et le Nord-Est américain, lui aussi très en dessous des moyennes saisonnières.
Mais des raisons moins conjoncturelles et qui augurent d’un niveau de prix durablement élevé sont aussi avancées.
Parmi celles-ci, la croissance économique encore solide aux États-Unis et en Chine, sans oublier l’Asie du Sud et du Sud-Est. Ainsi, on estime que la demande de fuel en Inde avec son milliard et demi d’habitants a augmenté...
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