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Nucléaire Un important trafiquant intermédiaire arrêté en Malaisie

La Malaisie a mis derrière les verrous un important intermédiaire dans un trafic international de technologie nucléaire, notamment à destination de la Libye, mais refuse d’autoriser les États-Unis à l’interroger. Accusé de représenter une menace pour la sécurité nationale, Buhary Syed Abu Tahir, homme d’affaires sri lankais partageant son temps entre la Malaisie et Dubaï, a été arrêté vendredi à Kuala Lumpur. En vertu de la loi antiterroriste malaisienne, M. Tahir peut être indéfiniment maintenu en détention sans procès. B.S.A. Tahir, qui a le statut de résident en Malaisie, a été décrit par le président George W. Bush comme étant « le responsable financier et celui qui blanchit » l’argent d’Abdul Qadeer Khan, père de la bombe atomique pakistanaise. Ce dernier a avoué en février sa « totale responsabilité » dans des fuites de technologies à destination, selon les enquêteurs pakistanais, de la Libye, de l’Iran et de la Corée du Nord. La Turquie a produit des pièces de centrifugeuses pour la Libye Des pièces de centrifugeuses utilisables pour enrichir de l’uranium en vue d’un usage militaire, qui ont été retrouvées en Libye, ont été produites en Turquie, d’après des diplomates proches de l’AIEA. La Libye avait accepté en décembre 2003 de démanteler ses programmes d’armes de destruction massive. Mais un chargement de composants de centrifugeuses sophistiquées L-2 se trouvait dans un conteneur arrivé en Libye par navire en mars dernier, a révélé l’Agence internationale à l’énergie atomique dans un rapport distribué à des diplomates à Vienne. Ce même conteneur avait « échappé à l’attention » des équipes d’inspecteurs dirigées par les États-Unis, qui avaient saisi en octobre cinq conteneurs contenant des pièces de centrifugeuses, indique l’AIEA. Un diplomate de haut rang, proche de l’AIEA, a déclaré que les inspecteurs enquêtaient sur des pièces produites en Turquie et qui pourraient faire partie du chargement arrivé en mars. Plusieurs diplomates à Vienne ont affirmé que la Turquie était à la fois un centre de production et d’assemblage de composants de centrifugeuses. Il s’agit d’une initiative privée n’impliquant pas les autorités turques, a déclaré l’un des diplomates sous le couvert de l’anonymat.
La Malaisie a mis derrière les verrous un important intermédiaire dans un trafic international de technologie nucléaire, notamment à destination de la Libye, mais refuse d’autoriser les États-Unis à l’interroger. Accusé de représenter une menace pour la sécurité nationale, Buhary Syed Abu Tahir, homme d’affaires sri lankais partageant son temps entre la Malaisie et Dubaï, a été arrêté vendredi à Kuala Lumpur. En vertu de la loi antiterroriste malaisienne, M. Tahir peut être indéfiniment maintenu en détention sans procès. B.S.A. Tahir, qui a le statut de résident en Malaisie, a été décrit par le président George W. Bush comme étant « le responsable financier et celui qui blanchit » l’argent d’Abdul Qadeer Khan, père de la bombe atomique pakistanaise. Ce dernier a avoué en février sa « totale...