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Changes et Bourses Rebond de l’euro malgré la hausse du PIB américain

L’euro a progressé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, malgré la nette révision à la hausse de la croissance US pour le 4e trimestre. La monnaie unique européenne, qui avait nettement reculé pendant la matinée pour tomber jusqu’à 1,3145 $, a rebondi juste après la publication des chiffres du PIB américain qui a signalé une croissance de 3,8 % au lieu de 3,1 % au 4e trimestre contre 4 % au 3e (voir par ailleurs). Bien que cette révision ait agréablement surpris les investisseurs qui tablaient sur une croissance de 3,7 %, elle les a quand même déçus car ils ont trouvé des motifs d’inquiétude sur la résilience de la consommation des ménages US. Les dépenses à la consommation, moteur traditionnel de la croissance, ont été révisées à la baisse de 4,6 % à 4,2 %, en raison d’un ralentissement des achats de voitures. Ce développement n’a pas tardé à pénaliser le billet vert et doper l’euro. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre d’un côté que les reventes de logements aux États-Unis ont fléchi de 0,1 % en janvier après une baisse de 3,3 % en décembre, et de l’autre côté que l’inflation a repris de plus belle dans la zone euro à quelques jours de la réunion du conseil des gouverneurs de la BCE, jeudi prochain. À cet égard, ils ont fait état de l’accélération de la croissance de la masse monétaire dans cette zone en janvier à 6,6 % sur un an, contre 6,4 % en décembre, ainsi que des crédits à la consommation accordés aux ménages qui ont augmenté de 6,8 % sur un an contre 5,8 % pendant la même période. Les perspectives d’un relèvement du principal taux directeur de la BCE à plus de 2 % lors de cette réunion ont donc pesé sur le dollar à l’actif de l’euro qui avait souffert dans la matinée de la baisse de l’indice mesurant le moral des industriels français de 105 points en janvier à 104 points en février et de la remontée du chômage en France à 10 % de la population active le mois dernier contre 9,3 % en décembre. Pourtant, les craintes liées au ralentissement de la consommation des ménages aux États-Unis et les perspectives de hausse des taux d’intérêt européens ont largement contribué à affaiblir le dollar. En effet, l’euro est parvenu à se négocier finalement en hausse de 0,32 % à New York à 1,3242 $ contre 1,32 $ la veille. Les Bourses soutenues La Bourse US a retrouvé de l’élan hier en fin de journée après un départ au point mort. Elle a été encouragée par la révision à la hausse du PIB au 4e trimestre et une tendance toujours positive sur le marché. L’annonce par Qwest d’une offre de rachat de MCI à 7,8 mlds $, dix jours après l’accord de fusion de MCI et Verizon, a soutenu la cote ainsi que l’engouement manifesté pour les valeurs pétrolières consécutivement à la flambée des prix du brut. Les Bourses européennes ont également fini en hausse grâce à une chasse aux bonnes affaires et un regain d’optimisme après les perspectives 2005 rassurantes de plusieurs sociétés (Alcatel, Arcelor, Saint-Gobain, Capgemini... La tendance a été soutenue aussi par de bons commentaires de courtiers sur les minières, les pétrolières et les assurances. À la Bourse de Beyrouth, les actions Solidere ont été activement recherchées avec la remontée de la catégorie A de 7,90 $ à 8,02 $ et de la catégorie B de 7,81 $ à 8 $. Élie KAHWAGI

L’euro a progressé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, malgré la nette révision à la hausse de la croissance US pour le 4e trimestre. La monnaie unique européenne, qui avait nettement reculé pendant la matinée pour tomber jusqu’à 1,3145 $, a rebondi juste après la publication des chiffres du PIB américain qui a signalé une croissance de 3,8 % au lieu de 3,1 % au 4e trimestre contre 4 % au 3e (voir par ailleurs). Bien que cette révision ait agréablement surpris les investisseurs qui tablaient sur une croissance de 3,7 %, elle les a quand même déçus car ils ont trouvé des motifs d’inquiétude sur la résilience de la consommation des ménages US. Les dépenses à la consommation, moteur traditionnel de la croissance, ont été révisées à la baisse de 4,6 % à 4,2 %, en raison d’un...