L’Iran prêt à considérer
une offre de dialogue américaine
le 23 février 2005 à 00h00
L’Iran est prêt à prendre en considération toute proposition de dialogue de la part des États-Unis sur les activités nucléaires de la République islamique, malgré l’absence de relations diplomatiques, a déclaré hier un haut fonctionnaire cité par l’agence officielle Irna.
Mahmoud Vaezi, chef adjoint de l’Institut d’études politiques et internationales, affilié au ministère des Affaires étrangères, a souligné que la question nucléaire n’avait rien à voir avec une normalisation des relations bilatérales. Il a ajouté que l’Iran n’avait pas d’objection à une proposition du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohammed el-Baradei à propos de négociations entre Téhéran et Washington sur le nucléaire.
« Nous nous en remettons aux dernières déclarations du président George W. Bush disant qu’il soutenait les discussions iraniennes avec l’Union européenne sur le nucléaire », a-t-il dit.
Le président américain avait balayé les spéculations sur des préparatifs d’attaque de l’Iran par les États-Unis, mais il a réaffirmé n’exclure aucun scénario si Téhéran ne renonce pas à ses ambitions nucléaires. « L’idée que les États-Unis se préparent à attaquer l’Iran est simplement ridicule. Ayant dit cela, toutes les options sont sur la table », a-t-il déclaré à l’issue d’un sommet extraordinaire avec les dirigeants de l’Union européenne.
De plus, le président Jacques Chirac a proposé de faire « un geste » vis-à-vis de l’Iran dans le cadre des négociations menées par les Européens pour amener Téhéran à renoncer définitivement à l’arme nucléaire. Il a jugé « tout à fait légitime » un geste concernant l’adhésion de Téhéran à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ou l’exportation des moteurs d’avion civils, lors d’une conférence de presse.
Enfin, d’après un participant au sommet UE/États-Unis à Bruxelles, le chancelier allemand a déclaré que l’Union devait proposer des incitations sur des produits non sensibles afin de dissuader l’Iran de quitter la table des négociations sur le nucléaire. Gerhard Schröder a cité comme exemple d’incitation la vente d’un Airbus dès maintenant et a laissé entendre que de nouveaux avions pourraient être livrés en cas de réussite des négociations.
L’Iran est prêt à prendre en considération toute proposition de dialogue de la part des États-Unis sur les activités nucléaires de la République islamique, malgré l’absence de relations diplomatiques, a déclaré hier un haut fonctionnaire cité par l’agence officielle Irna.
Mahmoud Vaezi, chef adjoint de l’Institut d’études politiques et internationales, affilié au ministère des Affaires étrangères, a souligné que la question nucléaire n’avait rien à voir avec une normalisation des relations bilatérales. Il a ajouté que l’Iran n’avait pas d’objection à une proposition du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohammed el-Baradei à propos de négociations entre Téhéran et Washington sur le nucléaire.
« Nous nous en remettons aux dernières...
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