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La livre libanaise toujours résistante contrairement à Solidere

Une semaine après l’assassinat de l’ex-chef du gouvernement Rafic Hariri, le marché des changes de Beyrouth, qui avait repris ses activités vendredi dernier après la fin de la période de deuil officiel, s’est montré plus calme en ce début de semaine. Les mesures prises par la Banque du Liban (BDL), en commun accord avec l’Association libanaise des banques, pour assurer la stabilité de la livre libanaise, commencent donc à donner leurs fruits après l’action plus ou moins musclée de vendredi dernier pour maintenir le dollar aux alentours du haut de la fourchette d’intervention de la BDL, soit entre 1 514 et 1 516 LL. De ce fait, on n’a observé hier aucun mouvement de panique sur le marché, comme en témoigne le niveau d’intervention qui n’avait rien d’exceptionnel. Selon les cambistes de la place, le nombre des déposants ayant procédé à quelques achats de dollars a été sensiblement inférieur à celui de vendredi dernier. La BDL, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 LL-1 514 LL à l’achat et à la vente du dollar, est parvenue encore une fois à le maintenir au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, pendant qu’il se négociait effectivement entre 1 514 et 1 516 LL. Autre facteur ayant agi à l’actif de la livre libanaise, le niveau de « dollarisation » assez élevé des dépôts bancaires, soit entre 70 et 75 %, indique-t-on dans ces mêmes milieux. Par contre, les actions de Solidere, principale société cotée à la Bourse de Beyrouth, ont continué leur descente aux enfers, rechutant de 8,08 $ vendredi dernier à 6,87 $ hier pour chacune des deux catégories A et B, soit en nouvelle et forte baisse de 14,97 % pour 51 360 actions A et 4 280 actions B. Mais le niveau toujours très mince des échanges ne semble pas refléter l’évolution réelle de ce titre, malgré qu’il soit supérieur à celui de la seule séance ouverte de la semaine dernière après l’assassinat de Hariri. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre que les certificats GDR émis par Solidere et négociés à Londres ont repris leur mouvement ascensionnel hier, se négociant à 9 $ contre 7,63 $ vendredi dernier. E. K.
Une semaine après l’assassinat de l’ex-chef du gouvernement Rafic Hariri, le marché des changes de Beyrouth, qui avait repris ses activités vendredi dernier après la fin de la période de deuil officiel, s’est montré plus calme en ce début de semaine. Les mesures prises par la Banque du Liban (BDL), en commun accord avec l’Association libanaise des banques, pour assurer la stabilité de la livre libanaise, commencent donc à donner leurs fruits après l’action plus ou moins musclée de vendredi dernier pour maintenir le dollar aux alentours du haut de la fourchette d’intervention de la BDL, soit entre 1 514 et 1 516 LL. De ce fait, on n’a observé hier aucun mouvement de panique sur le marché, comme en témoigne le niveau d’intervention qui n’avait rien d’exceptionnel. Selon les cambistes de la place, le nombre...