Finances
Les experts écartent les craintes d’un effondrement de la livre libanaise
le 17 février 2005 à 00h00
Deux experts libanais ont dissipé hier les craintes d’un effondrement de la monnaie nationale après l’assassinat de l’ancien Premier ministre milliardaire Rafic Hariri, tout en exprimant des craintes sur l’avenir économique du Liban à plus long terme.
« Je n’ai pas peur d’un effondrement de la livre. Je ne pense pas qu’il y ait de danger, ou très peu, car la majorité des dépôts, plus de 70 %, sont en devises », a déclaré Marwan Iskandar, interrogé sur la LBCI. « Le reste est constitué à 35 % des réserves obligatoires des banques et des bons du Trésor », a-t-il ajouté.
Selon cet économiste de renom, l’expérience que le Liban a vécue début 1992, lorsque la livre avait perdu la moitié de sa valeur face au dollar, n’est plus à craindre. « Les autorités monétaires ont pris depuis des mesures et établi une nomenclature pouvant surmonter les chocs, nomenclature que nous devons en grande partie à Rafic Hariri », a-t-il dit.
Il a en outre écarté l’hypothèse de retraits bancaires massifs. « Plus de 22 milliards de dollars en dépôts sont à des non-Libanais. Je ne pense pas qu’ils les retirent. Il faudrait pour cela une détérioration plus grave de la situation politique », selon M. Iskandar.
Mais si la disparition de Hariri, qui s’était bâti un empire dans le monde des affaires, « ne risque pas d’avoir des conséquences tragiques immédiates, elle aura sûrement des retombées négatives à moyen et long terme, car son absence fait perdre au Liban un facteur de confiance certain, non seulement au niveau arabe, mais aussi au niveau international », a assuré M. Iskandar.
Élie Yachouhi, un autre expert économique également interrogé par la LBCI, est allé dans le même sens, se déclarant confiant dans la capacité de la BDL à contenir de fortes pressions éventuelles sur la livre libanaise après la mort de Hariri.
« Établir un lien entre une personne et une monnaie n’est pas très réel ni très réaliste », a-t-il dit, soulignant que les dépôts à vue dans le secteur bancaire libanais étaient proportionnellement réduits.
« En outre, même si on peut difficilement prévoir le comportement des Libanais dans ce domaine, et en supposant qu’ils s’attendent au pire, ils ne pourraient pas aisément retirer leurs dépôts en raison des types de placements bancaires choisis », a estimé M. Yachouhi.
« Le problème qui se pose consiste plutôt dans l’avenir des investissements dans leur ensemble, interne et extérieur. Les dirigeants libanais vont-ils poursuivre la politique de Rafic Hariri axée sur l’attraction des investissements étrangers ? » s’est-il interrogé.
Deux experts libanais ont dissipé hier les craintes d’un effondrement de la monnaie nationale après l’assassinat de l’ancien Premier ministre milliardaire Rafic Hariri, tout en exprimant des craintes sur l’avenir économique du Liban à plus long terme.
« Je n’ai pas peur d’un effondrement de la livre. Je ne pense pas qu’il y ait de danger, ou très peu, car la majorité des dépôts, plus de 70 %, sont en devises », a déclaré Marwan Iskandar, interrogé sur la LBCI. « Le reste est constitué à 35 % des réserves obligatoires des banques et des bons du Trésor », a-t-il ajouté.
Selon cet économiste de renom, l’expérience que le Liban a vécue début 1992, lorsque la livre avait perdu la moitié de sa valeur face au dollar, n’est plus à craindre. « Les autorités monétaires ont pris depuis des mesures et...
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