Un leader conservateur
apprécié de la population (Photo)
le 16 février 2005 à 00h00
Le vice-président sortant Ibrahim Jaafari, candidat de la liste chiite religieuse au poste de Premier ministre, est le chef du parti chiite le plus ancien en Irak, Dawa, et jouit d’une certaine popularité dans le pays.
Il était parmi les premiers hommes politiques à rentrer d’exil après la chute du régime de Saddam Hussein en avril 2003. Il a été également le premier président du Conseil de gouvernement, mis en place par les Américains.
Selon un sondage d’opinion publié l’année dernière, M. Jaafari, 54 ans, est la troisième personnalité chiite la plus influente d’Irak, après le grand ayatollah Ali Sistani et le chef radical Moqtada Sadr.
Il est le chef du parti Dawa, fondé par l’oncle de M. Sadr dans les années 1950 et qui prône la modernisation des institutions religieuses. Le parti a participé aux élections du 30 janvier sur la liste de l’Alliance unifiée irakienne, qui a remporté le scrutin haut la main.
M. Jaafari était le deuxième sur la liste, après le chef du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII), Abdel Aziz Hakim.
Avant les élections, cet homme sobre et posé, à la barbe grise, disait qu’il voulait voir à ce poste quelqu’un d’« honnête et qui veut servir le pays ».
Il se veut rassurant à l’égard des sunnites, dont il a su gagner le respect. « Si notre liste obtient de nombreux votes, cela ne veut pas dire que nous voulons un système chiite en Irak. Si nous gagnons, nous exercerons le pouvoir en tant qu’Irakiens et non seulement en tant que chiites, et nous ferons participer d’autres communautés », avait-il assuré.
M. Jaafari est né dans la ville sainte chiite de Kerbala, au sud de Bagdad, et a fait ses études universitaires à Mossoul. Il a rejoint le parti Dawa en 1966, au terme de ses études de médecine.
Au début des années 1980, il se réfugie en Iran, avant de s’installer à Londres en 1989. Ses cinq enfants vivent en Grande-Bretagne.
Ses détracteurs l’accusent d’être corrompu, d’avoir des liens douteux avec l’Iran et de prôner un islam conservateur qui ignore les droits de la femme. Pendant les discussions sur la Loi fondamentale, qui régira le pays jusqu’à la rédaction de la Constitution, il a mené campagne pour citer l’islam comme seule source de la loi.
Son parti a été largement opprimé par Saddam Hussein et a gagné ses galons auprès de la population dans la lutte armée contre le dictateur. Plus de 75 000 de ses membres ont été tués entre 1982 et 1984.
La branche armée du parti avait également lancé des attaques spectaculaires contre l’ambassade d’Irak à Beyrouth en 1981 et les ambassades de France et des États-Unis au Koweït en 1983.
Le vice-président sortant Ibrahim Jaafari, candidat de la liste chiite religieuse au poste de Premier ministre, est le chef du parti chiite le plus ancien en Irak, Dawa, et jouit d’une certaine popularité dans le pays.
Il était parmi les premiers hommes politiques à rentrer d’exil après la chute du régime de Saddam Hussein en avril 2003. Il a été également le premier président du Conseil de gouvernement, mis en place par les Américains.
Selon un sondage d’opinion publié l’année dernière, M. Jaafari, 54 ans, est la troisième personnalité chiite la plus influente d’Irak, après le grand ayatollah Ali Sistani et le chef radical Moqtada Sadr.
Il est le chef du parti Dawa, fondé par l’oncle de M. Sadr dans les années 1950 et qui prône la modernisation des institutions religieuses. Le parti a participé aux...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.