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Changes et Bourses Les marchés moins unanimes à la hausse de l’euro

Les marchés internationaux des changes étaient moins unanimes à une nouvelle baisse du dollar face à l’euro qui est resté coincé autour du seuil de 1,30 $ hier après avoir rebondi dans la matinée jusqu’à 1,3053 $. À cela aurait contribué la dégradation moins forte qu’attendu de la balance US des capitaux en décembre, suggérant aux opérateurs que le repli du billet vert devrait être moins brutal malgré la dégradation des ventes de détail aux États-Unis le mois dernier. La monnaie unique européenne, qui avait donc grimpé à 1,3053 $, son plus haut niveau depuis le 2 février, après l’annonce par le département US du Commerce que les ventes de détail aux États-Unis auraient reculé de 0,3 % en janvier par rapport à décembre, mois au courant duquel elles avaient progressé de 1,1 %, à la suite des mauvaises ventes des voitures, ne tardait pas à subir la pression de quelques ventes bénéficiaires la ramenant au-dessous du seuil de 1,30 $ (jusqu’à 1,2960 $). Ce changement de climat entourant le dollar s’explique par la publication des chiffres de la balance US des capitaux en décembre, faisant ressortir des entrées nettes de capitaux de 61,3 mlds $ pour des achats d’actifs US, après 89,3 mlds $ en novembre, alors que les économistes tablaient sur un chiffre compris entre 50 et 60 mlds $. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre du Trésor US que sur l’ensemble de l’année 2004, le solde net de la balance des capitaux a progressé de 22,2 % à 821,8 mlds $ contre 638,6 mlds $ en 2003. Ce développement, qui a atténué les craintes sur les réticences des étrangers à investir aux États-Unis, alors que leurs capitaux sont indispensables pour équilibrer le lourd déficit commercial US qui a atteint 617,7 mlds $ contre 496,50 mlds $ pendant la même période, est venu donc inciter les opérateurs à prendre les quelques gains que leur procure la récente remontée de l’euro. Cela étant, et dans l’attente aussi du témoignage du président de la Fed, Alan Greenspan, devant le Congrès aujourd’hui et demain sur l’état de l’économie aux États-Unis et l’évolution que devrait prendre la politique monétaire US, l’euro devait finalement se négocier à New York sur un marché moins unanime à la hausse à 1,3015 $ contre 1,2975 $ la veille. Meilleure orientation pour les Bourses La Bourse US est parvenue hier à sortir de sa léthargie, profitant d’une nouvelle offre de rachat dans la distribution après que Highfields Capital Management eut proposé à Circuit City 3,25 mlds $ pour l’acquérir. Mais il n’en demeure par moins que les opérateurs se sont montrés prudents après les mauvais chiffres des ventes de détail en janvier et le recul de l’indice manufacturier « Empire State » pour la région de New York de 20,1 points en janvier à 19,2 points en février. L’attente de l’intervention du président de la Fed devant le Congrès aujourd’hui a également incité les opérateurs à la prudence. Les Bourses européennes ont fini sur de nouveaux plus hauts soutenues par les espoirs d’accélération de la croissance dans la zone euro après la hausse de l’indice Zew en Allemagne à 35,9 points en février et des investissements dans l’industrie française de 3 % en 2004. La Bourse de Beyrouth et les établissements financiers, bancaires et commerciaux étaient fermés hier en raison du deuil national observé au Liban après l’assassinat odieux de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri. Élie KAHWAGI
Les marchés internationaux des changes étaient moins unanimes à une nouvelle baisse du dollar face à l’euro qui est resté coincé autour du seuil de 1,30 $ hier après avoir rebondi dans la matinée jusqu’à 1,3053 $. À cela aurait contribué la dégradation moins forte qu’attendu de la balance US des capitaux en décembre, suggérant aux opérateurs que le repli du billet vert devrait être moins brutal malgré la dégradation des ventes de détail aux États-Unis le mois dernier. La monnaie unique européenne, qui avait donc grimpé à 1,3053 $, son plus haut niveau depuis le 2 février, après l’annonce par le département US du Commerce que les ventes de détail aux États-Unis auraient reculé de 0,3 % en janvier par rapport à décembre, mois au courant duquel elles avaient progressé de 1,1 %, à la suite des...