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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro achève la semaine dans l’indécision

L’euro a évolué dans des marges étroites face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, alors qu’en l’absence d’indicateurs aux États-Unis et en présence de quelques statistiques européennes contradictoires, les opérateurs s’interrogeaient sur les perspectives d’une poursuite de la récente phase de baisse du billet vert. D’un côté, les investisseurs ont été plus ou moins rassurés par l’annonce de l’Insee que le PIB de la France a progressé entre 0,7 et 0,8 % au 4e trimestre 2004 et de 2,3 % sur l’ensemble de l’année dernière, alors qu’on tablait sur une hausse de 0,6 % et de 2,1 % respectivement. Mais, d’un autre côté, ils ont été déçus par les nouvelles en provenance des douanes faisant état que la France a accusé en 2004 un déficit commercial de 7,576 mlds EUR, dont 1,892 mld EUR sur le seul mois de décembre, contre un excédent commercial de 1,688 mld EUR en 2003. Dans ce contexte, les investisseurs se sont montrés moins unanimes à la baisse du dollar face aux autres grandes monnaies. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de l’OCDE que son indicateur composite sur l’évolution économique aux États-Unis pour les 6 prochains mois de 2005 a progressé en décembre de 0,4 % alors qu’il est resté stable pour la zone euro et le Japon tout en reculant de 0,5 % en Grande-Bretagne. Plus tôt la veille, en fin de soirée, l’annonce par le département US du Trésor que l’État fédéral US a affiché en janvier un excédent budgétaire de 8,66 mlds $ contre un déficit de 1,4 mld $ pendant la même période de l’année dernière est venue alléger un peu l’impact négatif sur le dollar de l’aggravation du déficit commercial US en 2004 (+24,4% à 6 17,7 mlds $ contre 496,50 mlds $ en 2003). Mais, il n’en demeure pas moins que le problème de financement de ce déficit, qui est censé aggraver le déséquilibre de la balance US des comptes courants, reste d’actualité en l’absence d’indications fraîches sur l’économie US pour cette année. Cela étant, les cambistes ont donc estimé devoir rester sur la défensive à la veille du week-end, se contentant de réajuster leurs positions de change sans procéder à de nouvelles initiatives dans un sens ou dans un autre. En effet, l’euro s’est heurté au seuil de 1,29 $, pour se négocier finalement à New York sans grand changement à 1,2870 $ contre 1,2875 $ la veille. Bonne tenue des Bourses La Bourse US a été bien installée dans le vert à la fin de la semaine, surmontant la déception causée par la baisse de 11 % des bénéfices nets de Dell au 4e trimestre et par ses prévisions mitigées pour 2005. Pourtant, les bonnes nouvelles en provenance de Citigroup, qui va simplifier la structure de ses activités de marché et fusionner deux de ses holdings bancaires intermédiaires au sein de l’entité-mère Citigroup Inc., a redonné de la vigueur à Wall Street. Il en est de même de la décision d’Apple de diviser son action en deux et offrir deux actions nouvelles à ses actionnaires pour toute action détenue au 18 février pour la Bourse électronique Nasdaq. Les Bourses européennes ont fini en hausse aussi, soutenues par des rumeurs de fusions-acquisitions (Cadbury Schweppes avec Kraft Foods ou Herschey) et des commentaires optimistes sur le secteur européen de la sidérurgie. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse des actions A de Solidere de 9,21 à 9,23 $ et la stabilité des actions B de la même société à 9,25 $. Élie KAHWAGI
L’euro a évolué dans des marges étroites face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, alors qu’en l’absence d’indicateurs aux États-Unis et en présence de quelques statistiques européennes contradictoires, les opérateurs s’interrogeaient sur les perspectives d’une poursuite de la récente phase de baisse du billet vert. D’un côté, les investisseurs ont été plus ou moins rassurés par l’annonce de l’Insee que le PIB de la France a progressé entre 0,7 et 0,8 % au 4e trimestre 2004 et de 2,3 % sur l’ensemble de l’année dernière, alors qu’on tablait sur une hausse de 0,6 % et de 2,1 % respectivement. Mais, d’un autre côté, ils ont été déçus par les nouvelles en provenance des douanes faisant état que la France a accusé en 2004 un déficit commercial de 7,576 mlds EUR, dont...