Rechercher
Rechercher

Actualités - Analyse

Marché de l’immobilier Kaslik retrouve un second souffle

Comme dans la plupart des grandes villes mondiales, les espaces marchands évoluent selon des cycles. Dans ce schéma, le marché de l’immobilier commercial fait le yoyo avec des périodes de hauts et de bas. L’évolution Kaslik, au cours de ces 10 dernières années, en est un parfait exemple. Kaslik a connu un essor spectaculaire au début des années 1990, qui s’est traduit par la multiplication des galeries marchandes, des salles de cinéma et l’ouverture de nombreuses boutiques. Espace à la mode, lieu de divertissement et de shopping haut de gamme, Kaslik était l’adresse où il fallait être. La clientèle y venait de Beyrouth. Face à cet engouement, les loyers avaient atteint des sommets, autour de 400 dollars le m2. Puis à la fin des années 1990, le vent a tourné. Le quartier Verdun s’est rapidement imposé comme la principale destination du luxe à Beyrouth. Plusieurs enseignes de Kaslik s’y sont dédoublées. Le commerce s’est développé à Achrafieh (carrefour Sofil, avenue Sarkis et à Sodeco). De nouveaux complexes de cinéma (Concorde, Dunes, Sodeco, Abraj) sont apparus. De son côté, le centre-ville a commencé à faire parler de lui. Progressivement, Kaslik n’était plus l’adresse incontournable. Les ventes n’étaient plus mirobolantes. La demande s’est faite plus rare. Les loyers ont chuté de moitié pour arriver autour de 150 à 200 dollars le m2. Aujourd’hui, le centre-ville accueille plus de 300 boutiques et restaurants, la rue de Verdun regroupe des dizaines de franchises internationales, Hamra reste un espace marchand très dynamique, le centre ABC Achrafieh a trouvé sa vitesse de croissance. Dans ce paysage commercial en perpétuelle mutation, Kaslik refait lentement surface. Certains l’avaient enterré sans doute trop rapidement. On ne dit pas que les ventes y sont exceptionnelles, mais Kaslik a retrouvé sa place et une clientèle. Si la rue Kaslik a perdu progressivement son image de rue marchande haut de gamme après le départ de plusieurs boutiques de luxe, elle s’est recyclée dans l’habillement accessible à une clientèle plus jeune et moins fortunée. Incontestablement, la stratégie du groupe Daher a contribué et encouragé le maintien de Kaslik comme un espace marchand actif capable d’attirer un public en provenance du Metn, du Kesrouan, voire de Jbeil. Très sélectif et calculateur dans ses choix d’implantation à Beyrouth, le groupe Daher a décidé d’y ouvrir la plupart des enseignes internationales de son portefeuille : Mango, Zara, Massimo Dutti, Bershka, Pennyblack, Lanidor et Promod. La stratégie du groupe est de positionner actuellement ses enseignes dans deux pôles très éloignés : Verdun pour la clientèle de Beyrouth et Kaslik pour la banlieue nord et les régions côtières du Mont-Liban nord. Parallèlement à l’évolution commerciale, la restauration s’est toujours bien maintenue à Kaslik. La présence d’enseignes (BtoB, Crepaway, Duo, Bliss House, Zaatar W Zeit, Georges Farah), dont certaines sont récemment arrivées, prouve que le quartier reste une adresse intéressante. Aujourd’hui, la fourchette des loyers à Kaslik se situe entre 200 et 250 dollars le m2. À l’exception des emplacements peu attractifs à l’intérieur des galeries marchandes, la grande majorité des boutiques le long de la rue principale est occupée. En coopération avec :Ramco

Comme dans la plupart des grandes villes mondiales, les espaces marchands évoluent selon des cycles. Dans ce schéma, le marché de l’immobilier commercial fait le yoyo avec des périodes de hauts et de bas. L’évolution Kaslik, au cours de ces 10 dernières années, en est un parfait exemple.
Kaslik a connu un essor spectaculaire au début des années 1990, qui s’est traduit par la multiplication des galeries marchandes, des salles de cinéma et l’ouverture de nombreuses boutiques. Espace à la mode, lieu de divertissement et de shopping haut de gamme, Kaslik était l’adresse où il fallait être. La clientèle y venait de Beyrouth. Face à cet engouement, les loyers avaient atteint des sommets, autour de 400 dollars le m2.
Puis à la fin des années 1990, le vent a tourné. Le quartier Verdun s’est rapidement imposé...