Rechercher
Rechercher

Actualités

À suivre cette semaine Les taux d’intérêt en dollars

Par l’équipe des marchés de FFA Les récents chiffres de l’inflation ont quelque peu remis en question la position affichée de la Réserve fédérale américaine de n’augmenter que très graduellement les taux d’intérêt. Jusque-là, le scénario favori était celui d’une croissance non inflationniste, grâce notamment au faible taux d’utilisation des capacités de production et de la hausse de la productivité. Mais une inquiétude semble poindre concernant une pression inflationniste plus forte qui nécessiterait une hausse plus rapide et accentuée des taux à court terme. Les marchés anticipent une remontée autour de 2 % d’ici à la fin de l’année, ce qui il y a quelques semaines seulement paraissait trop. Beaucoup parlent maintenant de 4 % à la fin de 2005. Déjà, on peut déduire du taux du contrat Futures « juillet » sur les Fed Funds, qui est au niveau de 1,225 %, que les marchés croient à 90 % qu’une hausse de taux de 0,25 % aura lieu lors du meeting de la Fed du 30 juin prochain. Mais le discours officiel de la Fed, sous forme de remarques publiques de la part de M. Greespan (qui vient d’être reconduit) ou de communiqués, vise justement à préparer le marché à ce changement d’optique – et éviter un crash des actions et des obligations. Il y a quelque temps, la menace dont parlait la Fed n’était pas l’inflation mais bien plutôt la déflation et il s’agit là d’un changement fondamental. Alors quel est l’impact de ce changement de discours sur les marchés ? Le marché obligataire, après les baisses des dernières semaines, semble vouloir bien résister. Le « yield » sur les bons du Trésor américains à 10 ans se stabilise autour de 4,7 %. Paradoxalement, le signal est positif pour les marchés obligataires car beaucoup d’analystes ne partageaient pas l’optimisme de la Fed sur l’inflation et considéraient que cette dernière tardait à agir. En revanche, on voit mal comment le dollar pourrait continuer à se déprécier face à l’euro et au yen. Avec des taux destinés à remonter, une menace d’inflation de plus en plus précise et un taux de croissance supérieur à ses partenaires européens et japonais, les Américains ne peuvent plus jouer la carte « laissons filer le dollar » qui va à l’encontre du nouvel objectif qui est de maîtriser l’inflation. * Cette analyse est donnée à titre indicatif. Elle ne saurait engager la responsabilité de L’Orient-Le Jour.
Par l’équipe des marchés de FFA

Les récents chiffres de l’inflation ont quelque peu remis en question la position affichée de la Réserve fédérale américaine de n’augmenter que très graduellement les taux d’intérêt. Jusque-là, le scénario favori était celui d’une croissance non inflationniste, grâce notamment au faible taux d’utilisation des capacités de production et de la hausse de la productivité.
Mais une inquiétude semble poindre concernant une pression inflationniste plus forte qui nécessiterait une hausse plus rapide et accentuée des taux à court terme. Les marchés anticipent une remontée autour de 2 % d’ici à la fin de l’année, ce qui il y a quelques semaines seulement paraissait trop. Beaucoup parlent maintenant de 4 % à la fin de 2005. Déjà, on peut déduire du taux du contrat...