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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro repart de l’avant

L’euro s’est apprécié face au dollar hier sur des marchés des changes ternes en l’absence d’indicateurs US militant dans le sens d’un relèvement imminent des taux d’intérêt aux États-Unis tel qu’envisagé la veille par un membre de la Fed, Alfred Broaddus. Les investisseurs, qui suivent de près la situation sur le marché du pétrole, ont été très sensibilisés par les nouvelles selon lesquelles l’Opep, qui se réunit à Amesterdam entre les 22 et 24 mai en marge d’un forum international sur le pétrole, pourrait décider de relever ses quotas de production pour faire baisser les prix du brut. Cette perspective, qui est censée réduire les pressions inflationnistes œuvrant en faveur d’un durcissement de la politique monétaire de la Fed, a nourri un certain courant de ventes bénéficiaires sur le dollar, alors que les cambistes reportaient leur attention sur les nouvelles en provenance de l’Europe. À cet égard, ils ont fait état de la hausse de 10,2 mds EUR de l’excédent commercial dans la zone euro en mars, après 6,5 mds en février, pour racheter l’euro. D’autant qu’ils venaient d’apprendre par l’Insee que la croissance du PIB français a doublé au 1er trimestre 2004 pour atteindre 0,8 %, grâce notamment à la hausse de 1,1 % des dépenses de consommation des ménages et de 1,7 % des investissements des entreprises. Il en est de même de la publication des minutes du dernier comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre qui a privilégié le sterling. Les 9 membres ont voté à l’unanimité en faveur d’un relèvement des taux d’intérêt britanniques lors de cette réunion, et ils ont même envisagé une hausse d’un demi-point en pourcentage au lieu d’un quart de point. Phénomène identique pour le yen qui a poursuivi son embellie sur fond d’amélioration de l’économie nippone et de la Bourse de Tokyo. Dans ce contexte, le dollar s’est retrouvé sous de fortes pressions, permettant à l’euro de recouvrer presque tout le terrain qu’il avait perdu la veille, se négociant à New York à 1,2015 $ contre 1,1950 $ la veille (+0,54 %). Wall Street victime de prises de bénéfices La Bourse US a subi des ventes bénéficiaires en fin de journée qui lui ont fait perdre tout le terrain gagné après l’ouverture dans la foulée des gains de la veille. Les bons résultats trimestriels de sociétés, comme la hausse de 34 % des bénéfices trimestriels de Hewlett-Packard et la réduction des pertes de Goodyear de 1,2 md $ au 4e trimestre 2003 à 434,4 mils $ au 1er trimestre 2004, ont été rélégués au second plan ainsi que l’annonce par STMicroelectronics d’une révision de ses prévisions de croissance du marché des semi-conducteurs de 23 % à 30 % en 2004. Quant aux Bourses européennes, elles ont continué sur leur lancée de la veille, soutenues par les gains des places US à l’ouverture et la remontée des technologiques. La perspective d’une baisse des prix pétroliers a redonné aussi de l’actualité aux placements dans les secteurs de l’aviation, de l’automobile et de la chimie. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a repris le chemin de la hausse, les actions A et B ayant progressé de 6,68 $ à 6,80 $, et de 6,75 $ à 6,79 $. Élie KAHWAGI
L’euro s’est apprécié face au dollar hier sur des marchés des changes ternes en l’absence d’indicateurs US militant dans le sens d’un relèvement imminent des taux d’intérêt aux États-Unis tel qu’envisagé la veille par un membre de la Fed, Alfred Broaddus. Les investisseurs, qui suivent de près la situation sur le marché du pétrole, ont été très sensibilisés par les nouvelles selon lesquelles l’Opep, qui se réunit à Amesterdam entre les 22 et 24 mai en marge d’un forum international sur le pétrole, pourrait décider de relever ses quotas de production pour faire baisser les prix du brut. Cette perspective, qui est censée réduire les pressions inflationnistes œuvrant en faveur d’un durcissement de la politique monétaire de la Fed, a nourri un certain courant de ventes bénéficiaires sur le dollar,...