Ce 21 mars, nous sommes tous appelés à célébrer la Journée mondiale de la poésie. Dans un monde que l’on dit saturé de bruits et de slogans, la poésie permet, grâce à la diversité des langues du monde, de dire autrement l’histoire, ses rêves et ses déchirures.
L’Unesco, à travers cette célébration, n’ambitionne nul pouvoir de commémoration. Simplement, la volonté d’aider à la libre émergence de paroles, là où se joue notre capacité à la transmission, au partage et à la créativité.
Dans ses formes écrites ou orales, la poésie peut être outil de conservation, mémoire vivante des peuples, récit des origines. Sacrée ou profane, elle nous éclaire d’une parole mémorable, retenue, et perpétue ce qui est à la fois défi et recours contre l’oubli.
Mais l’acte poétique est également dissonance et démesure, épreuve et exorcisme. Son regard moderne et décalé invente des partages et découpages nouveaux. En se jouant de la matérialité de la langue, il déplace et condense des images en augmentant notre part de rêve et de liberté créatrice.
Ainsi, la poésie engage toute une conception de l’histoire et de la culture qui s’articule à notre volonté de répondre aux contradictions du présent.
Je souhaite donc que cette journée donne à chacun l’occasion de revisiter, sans fétichisme ni amnésie, l’usage que nous avons des langues, des patrimoines et des mémoires. Une journée qui nous aiderait à établir un rapport vivant entre mémoire du passé et invention des possibles.
Koïchiro MATSUURA
Ce 21 mars, nous sommes tous appelés à célébrer la Journée mondiale de la poésie. Dans un monde que l’on dit saturé de bruits et de slogans, la poésie permet, grâce à la diversité des langues du monde, de dire autrement l’histoire, ses rêves et ses déchirures.
L’Unesco, à travers cette célébration, n’ambitionne nul pouvoir de commémoration. Simplement, la volonté d’aider à la libre émergence de paroles, là où se joue notre capacité à la transmission, au partage et à la créativité.
Dans ses formes écrites ou orales, la poésie peut être outil de conservation, mémoire vivante des peuples, récit des origines. Sacrée ou profane, elle nous éclaire d’une parole mémorable, retenue, et perpétue ce qui est à la fois défi et recours contre l’oubli.
Mais l’acte poétique est également...
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